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En grève administrative, les pompiers commencent à s'impatienter

Les pompiers bruxellois on entamé lundi leur deuxième semaine de grève administrative et vont durcir le ton, faute de résultat, a affirmé lundi le représentant du SLFP, Eric Labourdette. L'action est menée en front commune SLFP-CGSP. Les deux organisations se réuniront mardi pour décider d'installer un piquet de grève devant la principale caserne bruxelloise (celle de l'Héliport) à partir de mercredi.

Selon Eric Labourdette, il n'est pas question d'empêcher le personnel administratif de travailler, mais de faire obstacle à l'arrivée de documents administratifs, notamment en matière de prévention incendie. Les pompiers bruxellois protestent contre l'absence persistante de réponses concrètes à plusieurs problèmes qui se posent au sein du corps en matière d'effectifs, de gestion et de direction.

D'après Eric Labourdette, la grève est plutôt bien suivie. Le service de garde effectuant les interventions d'urgence est quant à lui assuré normalement. Selon le SLFP, le Service de l'incendie et de l'aide médicale d'urgence (SIAMU) ne dispose toujours pas de règlement de travail en dépit des promesses faites. Le Conseil de direction est incomplet depuis des mois. Il manque un directeur financier, un directeur juridique et un responsable des ressources humaines. De plus, la délégation de compétence, en l'absence du directeur général administratif, n'est toujours pas officialisée.

Selon son permanent, le SLFP attend par ailleurs toujours des réponses aux courriers concernant les emplois vacants de niveau A 3, le statut pour les adjoints au service 100 et les conditions de travail lors des formations au PIVO (Provinciaal Instituut voor Vorming en Opleiding). Malgré la signature d'un protocole d'accord le 12 juillet 2006 concernant le cadre des inaptes et la promesse du ministre Cerexhe de respecter la législation en vigueur, aucun projet d'arrêté n'a encore été soumis à la négociation, a-t-il ajouté.

De son côté, le ministre bruxellois en charge du Service de l'Incendie et de l'Aide Médicale Urgente (SIAMU), Benoît Cerexhe (cdH) a regretté "l'attitude fort peu constructive" du front commun syndical. "Nous avons travaillé d'arrache-pied sur certains dossiers vieux de plus de 30 ans", a-t-il commenté. En ce qui concerne l'absence de nomination de quatre majors, il a souligné qu'il était tenu par les délais de procédure. Les candidats existent, mais ceux qui n'ont pas été retenus ont la possibilité d'être entendus dans un certain délai qui court actuellement. "Passé ce délai, je proposerai leur nomination définitive, a-t-il dit.

En ce qui concerne l'absence temporaire de Directeur général (ndlr: celui qui faisait fonction est absent pour maladie), le ministre a précisé qu'il avait rédigé un nouvel arrêté de délégation de compétence mais qu'il était également tenu par un délai de procédure. Le ministre a par ailleurs annoncé l'arrivée d'un juriste. Celui-ci n'arrivera qu'au début du mois d'avril parce qu'il ne peut quitter plus tôt le service au sein duquel il est actuellement actif.

Benoît Cerexhe a encore assuré qu'il avançait sur un projet de cadre spécial temporaire pour remplacer les officiers qui seront admis à la retraite en 2010, de même que sur un projet de révision du cadre organique. La rédaction du Règlement de travail dépend quant à elle de la définition d'un cadre général au niveau de la Région. Les pompiers ont actuellement un règlement d'ordre intérieur, a enfin souligné le ministre.

Selon le permanent du SLFP, la vérité est autre: il y a eu un protocole de désaccord sur un projet de règlement de travail.
En outre, le manager intérimaire désigné par le ministre, et payé 180.000 euros par an, n'a toujours pas déposé d'organigramme du corps des pompiers, a-t-il dit.

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