Les assises pour Geneviève Lhermitte?
La mère de famille était assistée par ses avocats, Mes Xavier Magnée (G) et Daniel Spreutels (D).
La décision de renvoyer Genevière Lhermitte devant la cour d'assises devra être confirmée par la chambre des mises en accusation de Bruxelles.
Le mandat d'arrêt de Geneviève Lhermitte, qui a tué ses cinq enfants le 28 février 2007 à Nivelles, a été à nouveau confirmé lundi par la chambre du conseil de Nivelles. La mère de famille était assistée par ses avocats, Mes Xavier Magnée et Daniel Spreutels. A leur sortie de la chambre du conseil, les défenseurs ont indiqué que l'instruction, du moins en ce qui concerne l'enquête en tant que telle, était terminée.
Des devoirs complémentaires, demandés du côté de la partie civile, ont été réalisés.
Pour sa part, le procureur du Roi de Nivelles, Jean-Claude Elslander, se veut plus nuancé. "L'enquête en elle-même est certes terminée. Même si cela ne semble pas le cas, les différentes parties peuvent toujours demander d'autres devoirs complémentaires", a-t-il précisé. Du côté du parquet, aucun nouveau devoir ne sera vraisemblablement demandé, a encore confié le procureur du Roi. Le parquet va désormais s'atteler à la rédaction du réquisitoire. Geneviève Lhermitte devra encore comparaître devant la chambre du conseil pour le règlement de la procédure. Il appartiendra à cette juridiction de décider de la suite du dossier.
Geneviève Lhermitte, considérée comme responsable de ses actes, devrait être renvoyée devant la cour d'assises. Cette décision devra aussi être confirmée par la chambre des mises en accusation de Bruxelles. Le prochain passage de Geneviève Lhermitte devant la chambre du conseil est prévu maximum en juin. "L'hypothèse d'un procès d'assises début de l'année prochaine semble donc plausible", a avancé Me Daniel Spreutels. Geneviève Lhermitte avait égorgé ses cinq enfants avant de tenter de suicider. La défense de la mère infanticide a rapidement expliqué ce geste par un phénomène de "burn-out", l'inculpée ne supportant plus ses conditions de vie.
Geneviève Lhermitte et son mari Bouchaïb Moqadem étaient dépendant financièrement du Dr Michel Schaar, protecteur de Bouchaïb Moqadem, vivant sous le même toit que le couple et ses cinq enfants. Le mari de Geneviève Lhermitte a expliqué ce week-end qu'il pensait que son épouse n'avait pas agit seule, au vu des circonstances dans lesquelles les enfants ont été tués. Ces déclarations contrastent avec les propres aveux de Geneviève Lhermitte. Mais Bouchaïb Moqadem parle de préparation, de complot et de vengeance guidée par la jalousie inspirée par "une famille sans problème".
Interrogée sur ces dernières déclarations, Me Xavier Magnée a parlé de "pure fantasmagorie car aucune base objective ne permet d'appuyer l'hypothèse d'un complot ou de jalousie de voisinage". L'avocat de Geneviève Lhermitte constate aussi que Bouchaïb Moqadem est sur la défensive "mais il subit une telle souffrance que tout peut s'expliquer", a ajouté Me Magnée. (belga)