-
 

Benoît Lutgen rencontre les agriculteurs à propos de la langue bleue

Le ministre régional de l'Agriculture, Benoît Lutgen (cdH) a débattu avec une centaine d'agriculteurs, mardi dans une ferme de Sorinne-la-longue, de la stratégie à adopter face à la fièvre catarrhale ovine (FCO), aussi appelée "maladie de la langue bleue".

Il a rappelé les mesures mises en oeuvre et exprimé son souhait de voir les éleveurs indemnisés via le fonds des calamités. Il s'est engagé à réclamer à ce sujet les accords du gouvernement fédéral et de l'Union européenne. Côté prévention, il s'est prononcé en faveur d'une vaccination massive et obligatoire des cheptels. Les agriculteurs ont accueilli favorablement les propositions du ministre mais ont rappelé l'urgence et manifesté leur impatience.

Grave crise
"Certains sont au bout du rouleau", a expliqué René Ladouce, président de la Fédération wallonne des agriculteurs (FWA). "Un collègue a perdu en un an la moitié de sa production et perdra probablement cette année plus de la moitié de ce qui lui reste". C'est pourquoi la FWA a rappelé ses demandes de crédits de soudure, de reports de crédits antécédents et d'indemnités.

Le ministre a rappelé la possibilité d'obtenir des reports de crédits auprès du Fonds d'investissement agricole. Il a déclaré attendre l'aval de l'Union européenne pour lancer l'offre de crédits de soudure à un taux d'intérêts de 1%.

Indemnisation
Quant aux indemnités, Benoît Lutgen a souligné que le fonds des calamités entrait toujours dans les compétences du gouvernement fédéral. Il a précisé qu'au regard de la loi, l'État peut indemniser les agriculteurs dont les troupeaux ont souffert de la fièvre catarrhale ovine.

"La Région wallonne accepte de préfinancer l'indemnisation en attendant que les formalités administratives ne soient réglées au niveau fédéral, quelques mois plus tard", a ajouté le ministre. Mais l'accord du fédéral n'est pas encore acquis, bien que le ministre ait "bon espoir". La Région wallonne a commandité une nouvelle étude sur les pertes dues à la FCO au professeur Claude Saegerman de l'Université de Liège (ULg).

L'Agence wallonne de l'élevage (AWE) a profité de la rencontre pour présenter ses derniers résultats de recherche sur les pertes indirectes dues à la maladie. "La production de lait par vache atteinte a baissé en moyenne de 200 à 250 kilos durant l'année écoulée", a expliqué Patrick Mayores, chercheur pour l'AWE. "Autre conséquence, la maladie a accru le risque de gestations trop courtes, voire avortées. L'intervalle entre les vêlages augmente, ce qui entraînera également des pertes". (belga)

Votre avis nous intéresse!

Partagez votre opinion avec plus de 60.000 visiteurs

 

© De Persgroep Publishing. Tous les droits réservés. Lisez les conditions d'utilisation

Mediargus Metriweb