La grève sur le rail de lundi suscite la polémique

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Par: rédaction
13/03/08 - 07h54

L'accompagnateur de train impliqué dans une altercation avec un voyageur vendredi dernier en gare de Bruxelles-Central porte la principale responsabilité des faits qui l'ont opposé à ce voyageur, indique un porte-parole du parquet de Bruxelles, interrogé par La Dernière Heure de jeudi.

Les syndicats avaient été informés du déroulement réel des faits mais avaient décidé de maintenir leur action de grève sauvage des accompagnateurs de trains qui a paralysé le réseau ferroviaire belge lundi. Officiellement, les accompagnateurs de train avaient décidé de partir en grève suite à "l'agression" dont avait été victime un de leurs collègues vendredi dernier en gare de Bruxelles-Central.

La police est effectivement arrivée sur place vraisemblablement suite à une altercation entre le voyageur et l'accompagnateur de train. La police a immobilisé le jeune voyageur dans un local du chef de quai.
L'accompagnateur s'est ensuite précipité à l'intérieur du local pour asséner un violent coup de poing au visage du jeune et également lui administrer un coup de pied dans le bas-ventre, précise le parquet de Bruxelles.

"C'est donc bien l'accompagnateur que les policiers ont dû maîtriser, menotter et maintenir avec la tête contre le muret du local", ajoute Jos Colpin, porte-parole du parquet de Bruxelles. L'accompagnateur à charge duquel un procès verbal avait été dressé, a été relaxé par la suite et a livré sa version aux syndicats.

Mais la police fédérale qui avait eu vent des menaces de grève prévues pour lundi matin, a fait connaître l'exacte version aux syndicats concernés qui décidaient de tout de même maintenir la grève, ajoute La Dernière Heure. Plusieurs dépôts wallons et bruxellois avaient participé au mouvement, engendrant une forte perturbation sur le rail belge lundi dernier. (belga)

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