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Une augmentation pour tous, si pas d'élections sociales

7S7 mise à jour   La CSC Brabant wallon a dénoncé ce lundi une décision de la direction des garages Opel Piret, lesquels représentent 9 implantations dans différentes provinces wallonnes. Il s'agirait d'augmenter les chèques-repas des travailleurs à condition qu'aucun de ceux-ci ne se présente sur les listes électorales des organisations syndicales, lors des élections sociales de mai 2008. La direction dément pourtant formellement.

Actions en vue
Selon la CSC, qui affirme disposer de témoignages, il s'agit d'un comportement qui entrave le fonctionnement de la démocratie sociale. Le syndicat prévoit des actions pour marquer sa désapprobation.

Rendez-vous annulé
Un rendez-vous entre la direction des garages Piret et le secrétaire permanent régional de la CSC Secteur ouvrier-Métal, Lahoucine Ourhibel, était prévu mais il a été annulé, ce qui a poussé la CSC a dévoiler dans un communiqué ce qu'elle sait des positions de la direction.

Chèques-repas doublés
L'augmentation promise serait substantielle puisqu'il s'agirait de faire passer les chèques-repas de 2,50 à 5 euros. Cette décision n'a fait l'objet d'aucun engagement écrit mais la CSC affirme disposer de plusieurs témoignages de travailleurs sur la contrepartie exigée par la direction: cette augmentation se réalisera à la condition exclusive qu'aucun membre du personnel ne se présente sur les listes électorales présentées par les organisations syndicales lors des élections sociales, du 5 au 16 mai.

"Peut-être pas nécessaire"
"C'est n'importe quoi! Je n'y peux rien si la CSC ne trouve pas de candidats dans mon entreprise. Ma porte est toujours ouverte pour le personnel, on se connaît, nous formons une équipe. Si personne ne veut être délégué syndical, c'est peut-être tout simplement que ce n'est pas nécessaire", réagit le patron, Didier Piret. Il dément donc catégoriquement les intentions que le syndicat chrétien lui prête.

Pressions renouvelées
De son côté, la CSC explique cette absence actuelle de délégués syndicaux chez Opel Piret par des pressions déjà exercées lors des dernières élections sociales. "Le refus de la concertation sociale n'est pas neuf dans cette entreprise. En 2004, lors des précédentes élections, la direction avait déjà utilisé ce procédé en promettant des chèques-repas, des primes aux résultats -qui n'ont pas été octroyées- et en utilisant l'intimidation envers des candidats potentiels.

Pas de candidat
Finalement, il n'y a pas eu un seul candidat. En promettant une augmentation, les candidats potentiels hésitent mais subissent aussi des pressions de leurs collègues, c'est machiavélique", précise Lahoucine Ourhibel.

Sensibilisation
Pour protester contre ce procédé, la CSC prévoit de mener des actions de sensibilisation et d'information des travailleurs dans les garages appartenant au groupe Piret. Elle n'exclut pas non plus des actions de protestation dirigées vers l'importateur. (belga/7sur7)

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