Le procureur du roi de Mons, Christian Henry, a donné plus de précisions, mardi, sur la grève entamée la veille à la prison de Mons. Elle fait suite à des perquisitions menées jeudi dernier au sein de l'établissement pénitentiaire. Plusieurs enquêtes mettant en cause des gardiens sont en effet en cours.
M. Henry explique que "certains agents ont été inculpés, d'autres ont fait l'objet de mesures administratives de la part du SPF Justice, mais nous n'avons jamais dit que l'ensemble du personnel de la prison de Mons travaille mal". Toutefois, pour le procureur du roi, "un établissement pénitentiaire n'est pas une zone de non-droit et ce qui est constitutif d'une infraction à l'extérieur de la prison, l'est aussi à l'intérieur de la prison".
M. Henry indique encore que cette action cause beaucoup de problèmes pour les transferts des détenus ainsi que pour les visites à la prison. "Et ce n'est pas parce que les gardiens font grève que je vais dessaisir le juge d'instruction de certains dossiers et demander un non-lieu en chambre du conseil", a dit le procureur du roi. Il précise par ailleurs n'avoir jamais communiqué sur des dossiers en relation avec la prison et ici, "si les agents n'avaient pas fait grève, personne n'aurait su qu'un Xe devoir d'instruction avait été mené jeudi. Aujourd'hui, je suis obligé d'informer la presse parce qu'ils font grève et qu'ils ne veulent pas dire pourquoi".
A noter que deux affaires concernant des gardiens de la prison de Mons seront prochainement examinées par le tribunal correctionnel. Le 17 avril, il sera question de faits de traitements inhumains et dégradants et le 24 avril, de faits de corruption passive. Deux autres dossiers ont été communiqués au parquet récemment et feront aussi l'objet d'une ordonnance de renvoi en correctionnelle dans les mois à venir. Au total, une dizaine d'enquêtes mettant en cause des agents pénitentiaires montois ont été ouvertes. (belga)


