Le forcené d'Obaix voulait parler avec son ex-épouse

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Par: rédaction
21/03/08 - 19h49

Joël De Greef, le forcené de la rue Léopold III, à Obaix, s'est rendu sans opposer plus résistance et après avoir parlementé avec les forces de l'ordre des unités spéciales. Le quadragénaire a agi de la sorte parce qu'il aurait voulu pouvoir parler avec son ex-épouse, dans la maison où il habitait.

Peu après midi, des voisins avaient entendu une série de déflagrations, provenant apparemment de pétards qui explosaient. C'est à ce moment que Joël De Greef a lui-même téléphoné à la police, en annonçant qu'il allait "tout faire sauter". L'alerte a alors été donnée, et les unités spéciales de la police fédérale ainsi que le SEDEE (Service de Enlèvement et de Destruction des Engins Explosifs) de la Défense Nationale ont été envoyés sur place. Le quartier a été entièrement bouclé, et les curieux tenus à distance pendant que les négociations s'instauraient.

L'ex-épouse de De Greef est venue sur place et a entamé elle aussi un dialogue par téléphone avec lui, tandis que le Procureur du Roi de Charleroi descendait sur les lieux. Vers 17H30, De Greef s'est finalement rendu sans opposer davantage de résistance. Il semblait sous l'influence de la boisson. Le périmètre de sécurité a été levé peu après.


Lors d'une première visite de la maison, on n'y a retrouvé qu'une sorte de collier que De Greef avait confectionné, et qui était fait de pétards et de poudre noire. Il semble que s'il y avait mis le feu, De Greef serait mort de la suite de ses brûlures, mais cela n'aurait pas été suffisant pour faire sauter la maison. En revanche, on a mis la main dans un garage et un local attenant sur une importante quantité de poudre noire brute et préparée qui, si elle avait sauté, aurait causé de très importants dégâts.

Selon les premières informations, De Greef, qui avait eu des activités d'artificier, avait été victime d'un accident il y a plus d'un an et y avait laissé une partie de la main. Cela lui avait fait perdre son emploi et il s'en était suivi des ennuis d'ordre privé, qui avaient amené son épouse à le quitter.


Le dossier va maintenant être mis à l'instruction et devrait, à tout le moins, valoir à Joël De Greef, qui a été privé de liberté, d'être inculpé de tentative de destruction d'un bien immobilier par explosifs. (belga)

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