Les boulangers, bouchers, traiteurs et exploitants de restaurants éprouvent des difficultés à trouver du personnel pour travailler le lundi de Pâques, affirme le Syndicat national des indépendants qui a interrogé 650 boulangers, bouchers, traiteurs et restaurateurs.
Plus de la moitié des boulangers et des bouchers ainsi que deux-tiers des restaurateurs ouverts le lundi de Pâques ont eu plus de difficultés à trouver du personnel ce lundi pascal que lors d'un jour normal. Le personnel est de plus en plus réticent à vouloir travailler les jours fériés ou de week-end, affirme le SNI. De plus, les étudiants ne sont pas prêts à prendre le relais car il s'agit d'une période trop proche du blocus.
C'est ainsi que 8% des boulangers, bouchers et traiteurs ainsi que 10% des restaurants qui sont habituellement ouverts le lundi ont dû fermer leurs portes le lundi pascal. "Ils ont peur que s'ils n'accèdent pas aux demandes de congé de leur personnel, celui-ci va chercher un autre travail et c'est un risque qu'ils ne peuvent se permettre vu la situation du marché de l'emploi", dit le SNI. "Ils préfèrent fermer les jours fériés plutôt que de manquer de personnel le reste de l'année", ajoute-t-il.
Pour le SNI, une solution serait une activation plus volontariste des chômeurs. Il souligne aussi que des personnes peu qualifiées sont parfois difficiles à motiver, spécialement pour travailler les week-ends et les jours fériés, car le salaire est à peine supérieur à l'allocation de chômage. Il faudrait aussi développer les possibilités d'accueil pour les enfants de parents qui travaillent, demande le SNI. (belga)


