En condamnant vendredi Doron C., un ressortissant israélien de 49 ans, à 5 ans de prison avec un sursis pour ce qui excède la détention préventive, la cour d'appel de Bruxelles, siégeant en matière correctionnelle, a sensiblement aggravé le sort du prévenu qui avait été acquitté par le premier juge, au bénéfice du doute.
L'intéressé a été reconnu coupable de viols avec violences commis, entre le 10 septembre 2003 et le 31 octobre 2003, sur deux petites filles, âgées de 5 ans et de 6 ans, au moment des faits, ainsi que d'un attentat à la pudeur, commis le 27 octobre 2003 sur une troisième victime, âgée de 6 ans au moment des faits. Doron C. était maître-nageur, notamment dans le centre Boum Balles Bulles, à Wavre. C'est le 17 octobre 2003 que la maman de la première victime s'était plainte à la directrice de l'établissement. Sans nier les faits, l'intéressé a parlé de "geste déplacé en manipulant l'enfant, lors du cours de piscine". L'explication ayant paru plausible, la directrice permit à Doron C. de poursuivre ses activités de maître-nageur, tout en aménageant son horaire, de manière à ce qu'il n'ait plus à rencontrer la fillette.
Lors de l'audition vidéo-filmée de cette victime, le 4 novembre 2003, celle-ci, apeurée et traumatisée par les questions qui lui étaient posées, ne fit aucune déclaration. Mais, le jour même, de retour à son école, elle confirma toutes les accusations qu'elle avait portées devant sa mère. Entre-temps, le 28 octobre 2003, les parents d'une autre enfant vinrent, à leur tour, dévoiler le même type d'accusations portées par leur fille. En confrontation avec cette deuxième victime, Doron C. ne nia pas les faits mais adopta une attitude passive, disant à la fillette: "Je ne voulais pas te faire de mal". Le prévenu fut alors licencié et la directrice le dénonça auprès des autorités judiciaires. Il retrouva du travail à la piscine "Le Calypso", à Boitsfort. Les policiers chargés de l'enquête vont encore identifier une troisième victime.
Contrairement au tribunal correctionnel de Nivelles, la cour a donc déclaré les faits établis. Le psychiatre qui a examiné Doron C. a conclu au danger que le prévenu représentait pour les enfants, démontrant "pour le moins un comportement inconscient mais dangereux". Cependant, compte tenu de l'ancienneté des faits, la cour a assorti la peine de 5 ans d'un sursis partiel. Le prévenu est néanmoins interdit, pendant 20 ans, de toute activité qui pourrait le mettre en contact avec des enfants. (belga)
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