Une douzaine de chasseurs F-16 de la composante aérienne vont participer à partir de lundi à deux exercices aériens internationaux - l'un aux Pays-Bas et l'autre en France - au cours desquels ils vont se "frotter" au gratin des aviations alliées.
Huit F-16 prendront ainsi part, du 31 mars au 11 avril, à l'exercice international "Frisian Flag 2008" au départ de la base aérienne de Leeuwarden (nord-ouest des Pays-Bas) en compagnie de douze F-16 néerlandais, de quatre F-4 Phantom allemands et de cinq Rafale de l'armée de l'Air française.
Simulations
Un Mystère 20 norvégien de guerre électronique sera également engagé dans cet exercice bâti sur des scénarios d'intervention de la force de réaction rapide de l'OTAN (la "NATO Response Force", NRF) ou de missions comme celle de l'Alliance atlantique en Afghanistan.
La plupart des missions de défense aérienne se dérouleront toutefois au-dessus de la mer du Nord, même si les avions participant à "Frisian Flag" utiliseront aussi le champ de tir de Vliehors, sur l'île de Texel, et des terrains d'exercice militaires pour simuler le soutien de troupes au sol.
Nouvel équipement
Dans un registre assez similaire, quatre F-16 provenant de la 349e escadrille de Kleine-Brogel séjournent depuis vendredi sur base d'aéronautique navale de Landivisiau (Bretagne) pour participer du 31 mars au 4 avril pour participer à un exercice annuel de défense aérienne de la Marine française baptisé "Air Defense Week". Ils côtoieront des Super Etendard modernisés et des Rafale de la Marine, des Mirage 2000-5 de l'armée de l'Air, des Mirage 2000 grecs et des Tornado F3 britanniques.
Cet exercice mettra l'accent sur un nouvel équipement dont sont dotés de plus en plus d'avions de combat alliés: la "liaison 16 ("Link 16"), qui permet l'échange de données en vol sur la situation tactique. Un Rafale peut ainsi recevoir une "image radar" d'un F-16 - ou réciproquement - sans même devoir allumer son propre radar, gagnant ainsi en discrétion et en efficacité.
L'"Air Defense Week" impliquera ainsi deux avions-radar, un E-2C Hawkeye de la Marine française et un E-3F AWACS de l'armée de l'Air afin "de confronter les tactiques mises en oeuvre par les différentes nations participantes". (belga)


