Plusieurs centaines de personnes resteront figées durant dix minutes, mardi dès 18h00, à l'occasion d'un "freezing" qui sera organisé au centre de Bruxelles, à la gare de Liège-Guillemins et à la gare Centrale à Anvers, ont annoncé lundi les organisateurs de l'événement.
Le lieu précis à Bruxelles est tenu secret et ne sera dévoilé qu'à 17h30 sur la Grand-Place. Quelque 600 personnes se sont déjà inscrites pour participer au freezing bruxellois qui se déroulera en plein air, à proximité de la gare Centrale. Une trentaine de manifestations similaires devraient être organisées le 1er avril à l'échelon mondial.
Quelque 300 personnes avaient participé à un freezing à la gare Centrale à Bruxelles le 1er mars dernier. "Le choix des lieux, à Bruxelles, en Wallonie et en Flandre, est un clin d'oeil à l'actualité politique. C'est une manière de relativiser les choses. Mais cette action est avant tout une agitation positive, un moyen de communication incorruptible et apolitique", a expliqué Fabrice Boutique, l'organisateur du freezing bruxellois.
Prise de position
Les organisateurs espèrent que des personnes participeront spontanément à l'action un peu partout en Belgique, mardi soir à 18h00. "Notre objectif n'est pas de rassembler comme à Paris 3.000 personnes. Il y a un côté ludique à notre action, mais aussi réflexif. La démarche du freezing doit être surtout personnelle. C'est une vraie prise de position que de sortir du train de la vie quotidienne", a souligné Fabrice Boutique, qui prépare l'événement depuis dix jours.
Si cet acteur de profession estime que le freezing n'est pas en soi un spectacle mais une expérience à vivre en groupe, la démarche artistique reste présente. Mardi soir, les participants seront invités au bout de cinq minutes d'inaction à prendre une nouvelle posture. "Nous filmerons les gens avant le freezing et jusqu'à ce que la vie reprenne, pour mieux percevoir le décalage entre la réalité en mouvement et le freezing", a-t-il dit. (belga)
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