Un policier belge a indiqué mardi qu'il pensait que Monique Olivier n'avait pas dit tout ce qu'elle savait sur les agissements de son mari, Michel Fourniret. Monique Olivier l'a contredit. "J'ai tout dit. Je n'ai plus rien à dire", a-t-elle expliqué.
"Je pense qu'elle n'a peut-être pas tout dit. C'est un sentiment personnel. Je pense à la jeune fille au pair", a répondu l'inspecteur
principal Stéphane Brasseur (PJF Dinant) à une question de partie civile. Monique Olivier a notamment dit que cette jeune femme, non identifiée, aurait été tuée par Michel Fourniret. "Elle ne nous a pas aidée. Je pense qu'elle sait des choses", a précisé Michel Brasseur.
"Maître, j'ai tout dit. Je n'ai plus rien à dire, je ne vois pas pourquoi je cacherais d'autres choses", a dit Monique Olivier, interrogée sur le secret qu'elle pourrait toujours partager avec Fourniret. Interrogée à plus de cent reprises pendant un an avant de passer aux aveux, Monique Olivier a expliqué qu'elle n'a parlé que tardivement car elle ne voulait pas retrouver Fourniret qui allait vraisemblablement être
libéré après un an de détention.
"Comme je n'avais plus envie de le revoir et Sélim (leur fils, ndrl)
non plus, j'ai fait des aveux", a-t-elle dit, n'évoquant les victimes que
sur insistance d'une partie civile. (belga)


