La grève en cours au TEC Charleroi depuis les premières heures de vendredi est-elle basée sur une rumeur ou une simple impression? On peut se poser la question, au vu d'éléments provenant de source policière, à propos des "coups de fusil" qui auraient été tirés, mardi soir contre un bus de la société de transport en commun, à Roux.
En un premier temps, selon les organisations syndicales, ces tirs avaient eu lieu, en provenance d'une voiture qui s'était arrêtée à hauteur de ce bus, mais ils n'avaient atteint personne, même si une passagère avait été "choquée". On apprend vendredi de source policière qu'effectivement, un appel a été lancé à la police locale, mardi soir.
Arrivée sur place, une équipe a constaté qu'une vitre du bus était brisée. Quelques instants avant ce bris de vitre, le châssis du bus avait fortement tremblé, ce qui était plus que probablement à l'origine de bris de vitre. Ce tremblement avait aussi effrayé la voyageuse. Le bus a été inspecté, et rien n'a laissé apparaître un quelconque tir.
Dès lors, a-t-on noté à la police locale, il a été déduit "que le bris de vitre était dû à une défectuosité de l'autobus". On a également appris, d'autre part, que le chauffeur qui conduisait ce bus n'avait pas, mardi soir, fait rapport de cet événement à ses supérieurs, pas plus qu'à son organisation syndicale, la CGSLB.
Ce n'est apparemment que jeudi en fin de journée que la rumeur de ces "coups de feu" a couru, qu'elle s'est enflée et qu'elle a finalement donné lieu, vendredi matin, au mouvement de grève spontané qui paralyse les bus de tous les dépôts carolorégiens pour 24 heures, à quelques semaines des élections sociales. Une entrevue est en cours depuis le début de la matinée, entre la direction du TEC et les organisations syndicales. (belga)


