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Nouveau pas en avant pour le nouveau Palais de justice de Liège

Les travaux du nouveau Palais de justice de Liège viennent de recevoir un nouveau feu vert, a-t-on appris vendredi. Le 20 mars, le Conseil d'Etat a en effet rejeté la demande de suspension de l'exécution du permis d'urbanisme, délivré par le ministre André Antoine le 7 septembre 2007. Il doit cependant se prononcer sur la demande en annulation.

Les extensions du Palais de justice liégeois sont au centre d'une véritable saga, qui a débuté dans les années 90. Le 22 mai 1992, la Régie des bâtiments a sollicité un permis d'urbanisme pour l'extension du Palais de justice de Liège. Celui-ci a été délivré en août 1992 mais annulé par le Conseil d'Etat.

Des permis
Deux ans plus tard, une nouvelle autorisation a été délivrée et un recours en annulation contre celle-ci a été rejetée. Cependant, les travaux n'étant que partiellement réalisés, un nouveau permis devait être délivré. Celui-ci a été accordé en février 2003 par le Ministre Michel Foret. Mais son exécution a été suspendue par le Conseil d'Etat, qui a estimé que la procédure de dérogation au règlement communal sur les bâtisses n'avait pas été respectée.

Un permis a été délivré en mai 2004 par le ministre Foret, mais annulé une nouvelle fois par le Conseil d'Etat pour lecture incorrecte du règlement sur les bâtisses de la Ville de Liège. Le cinquième permis a été délivré en novembre 2006 par le Ministre André Antoine, mais suite à un rapport de l'auditorat du Conseil d'Etat concernant la hauteur du bâtiment F, il a été retiré et remplacé par un permis du 16 janvier 2007.

Ce permis a fait l'objet d'un recours en annulation et en suspension au motif que le permis aurait dû être motivé sur les incidences du projet sur l'environnement. Le 7e permis a donc été accordé le 7 septembre 2007. Il fait l'objet du présent recours de la part de riverains qui contestent la hauteur des bâtiments.

Plainte immesurée
Le Conseil d'Etat a effectué une visite des lieux et constaté que le gros oeuvre des bâtiments était largement avancé, voire terminé. Il a aussi constaté que les habitations des plaignants ne subiraient pas de modification importante, notamment au niveau de l'ensoleillement. Il a donc conclu que l'existence d'un préjudice grave et irréparable était considérée comme immesuré, et a rejeté la demande de suspension du permis.

Sous réserve de la future position du Conseil d'Etat sur la demande en annulation, le Ministre Antoine se réjouit de cette décision et se félicite "d'avoir pu contribuer, en sécurisant le permis sur le plan juridique, au réaménagement des alentours la Place Saint-Lambert et à la revitalisation du coeur historique et patrimonial de la Cité ardente".

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