Michel Fourniret s'exprime pour défendre son épouse
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Le tueur en série présumé Michel Fourniret, jugé en France pour sept homicides précédés de viol ou tentative, a pris spontanément la parole ce mardi pour défendre son épouse Monique Olivier, qui comparaît à ses côtés pour complicité. Fourniret s'était jusque-là muré dans le silence, refusant de répondre aux questions posées et ne lâchant que quelques phrases sans jamais s'expliquer sur les crimes qui lui sont reprochés.
"Elle ne ment pas""Je pense que Monique Olivier ne ment pas quand elle se tient à cette position-là", a déclaré l'accusé, en faisant référence aux déclarations à la cour de son épouse. Depuis le début de l'examen lundi de l'enlèvement, du viol et du meurtre de Fabienne Leroy, une étudiante de 20 ans, Monique Olivier a maintenu qu'elle n'avait pas pratiqué d'injection à la victime.
"Moralement absente""Elle était physiquement présente, mais moralement absente. Son esprit était à dix mille kilomètres de là. Elle n'a pas fait d'injection", a poursuivi le principal accusé, qui avait demandé à prendre la parole pour répondre à une question posée à son épouse sur son implication.
Huis clos réclaméDès l'ouverture du procès le 27 mars, Michel Fourniret, 66 ans, avait brandi un écriteau: "Sans huis clos, bouche cousue". Au deuxième jour d'audience, il avait également évoqué les "erreurs " de l'ordonnance de mise en accusation (inculpation) pour justifier son mutisme. Lundi, en début d'audience, Michel Fourniret avait laconiquement reconnu les faits. "On ne demande pas pardon pour l'impardonnable", avait-il dit.
Michel Fourniret est jugé pour sept meurtres de jeunes femmes ou adolescentes, précédés de viols ou tentatives, des crimes qu'il a reconnus, commis en France et en Belgique entre 1987 et 2001. Accusée à ses côtés, son épouse Monique Olivier, 59 ans, est jugée aussi pour l'un des meurtres et de complicité dans plusieurs autres affaires. Tous deux encourent la réclusion à perpétuité. Le procès doit durer deux mois. (belga/7sur7)