L'ACOD, pendant flamand de la CGSP, a vivement dénoncé, mardi au cours d'une conférence de presse à Ostende, le comportement du SPF Affaires étrangères dans le dossier d'un membre de son personnel victime d'un viol en Iran en 2004. Cette affaire fait actuellement l'objet d'un procès devant le tribunal du travail de Hasselt.
Pour le syndicat socialiste des services publics, l'action judiciaire intentée contre le SPF Affaires étrangères pourrait faire jurisprudence. La prochaine audience est fixée au 7 mai et le jugement pourrait intervenir à la fin du même mois.
Remboursement refusé
Alors qu'elle travaillait comme contractuelle pour l'ambassade de Belgique à Téhéran, une habitante de Neerpeld a été victime d'un viol en dehors des heures de bureau. Dans le cadre de la procédure de dédommagement financier, ses employeurs ont d'abord reconnu les faits comme "accident de travail", ce qui permettait à la victime d'obtenir le remboursement des frais encourus. Mais le SPF est ensuite revenu sur sa position. Une action en justice a finalement été intentée, a expliqué Ivan Vandecasteele, secrétaire fédéral de la CGSP.
Graves manquements
Il a aussi dénoncé les manquements intervenus après le viol. Le service de garde n'a pas été averti, aucun médecin légiste n'a été désigné, l'ambassade a tardé à prévenir Bruxelles et le service d'aide judiciaire aux Belges séjournant à l'étranger n'a pas été activé. Des documents ont en outre disparu du dossier, constate Ivan Vandecasteele.
Assurances complémentaires
Le permanent syndical a attiré l'attention sur les conséquences du jugement qui doit intervenir. Si l'agression commise ne devait pas être considérée comme "accident du travail", il y aurait lieu de prévoir des assurances complémentaires pour les expatriés comme le personnel des ambassades ou les militaires belges à l'étranger, a encore commenté la CGSP/ACOD. (belga)
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