Les conseils de discipline internes mis en place par les centrales de taxi pour punir les chauffeurs fautifs vont être prochainement remplacés par une instance régionale, annonce mercredi le journal La Capitale.
Au Taxis Bleus, chaque conducteur bénéficie au départ d'un capital de 100 points. Trois collègues sont chargés de les juger en cas de "faute". A chaque fois, ils risquent de perdre 25 points. Selon le système actuel, un chauffeur qui accumulerait les plaintes pourrait donc se voir refuser l'accès au central de sa société de taxi. "On ne peut le regagner qu'après deux ans", explique un chauffeur. Cette forme de justice parallèle, où règne l'arbitraire, est illégale, selon le quotidien. En outre, les conducteurs ne peuvent pas se défendre puisqu'ils ne savent en général pas à l'avance pour quelle raison ils sont convoqués par leur "conseil de discipline".
Ce "conseil", aussi appelé "le bar" (où on paie l'addition) ou "le steak" (car on y est sur le grill) dans la profession, distribue enfin les mauvais points sans avoir à se justifier. Pour contrer ces "tribunaux parallèles", la Région bruxelloise a mis sur pied une instance disciplinaire appelée à trancher ces questions. L'arrêté date du 30 mars 2007 mais le magistrat qui doit la présider n'a pas encore été nommé. Une liste de candidats a été proposée par le fédéral au ministre Smet qui va faire sous peu son choix. (belga)


