MISE À JOUR
Le ministre de la Justice Jo Vandeurzen (CD&V) a demandé au président du parlement européen la levée de l'immunité parlementaire de Frank Vanhecke, ancien président du Vlaams Belang, en vue de poursuites judiciaires pour infraction à la loi sur le racisme, indique un communiqué du parti d'extrême droite. En cas de condamnation pour racisme, Frank Vanhecke risque de perdre son mandat de parlementaire européen et d'être déchu de ses droits politiques.
Etrangers accusés à tort
Les faits datent d'avril 2005 et ont fait l'objet d'une plainte du bourgmestre de Sint-Niklaas (Flandre orientale), Freddy Willockx (sp.a). Ils concernent une publication locale du Vlaams Belang Sint-Niklaas. Un des numéros faisait état d'un acte de vandalisme et soulignait que les auteurs étaient des allochtones, une thèse contestée par Freddy Willockx.
Editeur responsable
Le Collège de Sint-Niklaas a introduit une plainte auprès du Centre pour l'Egalité des Chances et la Lutte contre le Racisme (CECLR) pour faits de racisme. Le parti avait admis la faute après coup et diffusé une rectification. Le président du Vlaams Belang de l'époque, Frank Vanhecke, n'a pas lui-même écrit l'article contesté, mais était, au moment de sa publication, l'éditeur responsable.
Auteur connu
Le parti ne comprend pas les poursuites à l'encontre de M. Vanhecke. "L'auteur véritable de l'article s'est signalé spontanément au parquet, ce qui rend les poursuites contre Frank Vanhecke absurdes. En effet, selon la Constitution belge, l'éditeur responsable ne peut en principe pas être poursuivi lorsque l'auteur est connu", précise le Vlaams Belang.
"Procédure calculée"
En cas d'une condamnation éventuelle pour racisme, M. Vanhecke risque de perdre son mandat de parlementaire européen et d'être déchu de ses droits politiques. Le Vlaams Belang n'est pas content de la procédure. "Il est clair comme le jour que l'Etat belge veut se servir d'un dossier par essence futile pour attaquer un responsable du parti indépendantiste flamand", indique-t-on. (belga)


