Olivier aimerait que Fourniret parle pour clarifier les faits

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Par: rédaction
10/04/08 - 13h43

Monique Olivier, épouse et complice présumée de Michel Fourniret, jugé devant la cour d'assises des Ardennes pour sept homicides aggravés, a déclaré ce jeudi qu'elle "aimerait bien" que son mari parle pour que les faits soient plus clairs.

Plus humain
"J'aimerais bien qu'il parle. Ca serait plus clair. Pour les familles, ça serait plus humain", a répondu Monique Olivier à Me Didier Seban, un avocat des parties civiles, qui l'interrogeait sur le mutisme de son mari depuis le début du procès.

Meilleure mémoire
"Il raconte mieux que moi. Il a plus de mémoire que moi. J'aimerais bien qu'il prenne la parole", a-t-elle ajouté au deuxième jour d'audience consacré à l'examen des faits concernant le meurtre de Jeanne-Marie Desramault, une étudiante de 21 ans, disparue à Charleville-Mézières en 1989. Son corps avait été retrouvé en juillet 2004 lors de fouilles au château du Sautou à Donchery (Ardennes), l'ancienne propriété du couple.

Entre silence et participation
Dès l'ouverture du procès le 27 mars, Michel Fourniret avait brandi un écriteau: "Sans huis clos, bouche cousue". En trois semaines de procès et en dehors de quelques laconiques "je reconnais les faits", il a néanmoins rompu sa résolution de participation passive au procès à trois reprises. Lundi, il avait pris spontanément la parole pour défendre Monique Olivier, mise en difficulté sur son implication dans le meurtre de Fabienne Leroy, une étudiante de 20 ans tuée par balle dans la Marne en 1988. Le même jour, il avait perdu son sang-froid lors de deux vifs échanges avec Me Seban qui avait souligné deux erreurs du principal accusé, qui avait répondu en confondant deux victimes. Depuis, il a systématiquement opposé un silence haineux aux questions de l'avocat.

"Elle commence à se lâcher"
"Monique Olivier commence à se lâcher. Pas sur les faits, mais sur Michel Fourniret (...) L'attitude de son mari peut contribuer à faire lâcher Monique Olivier", a estimé Me Seban à la suspension d'audience de la mi-journée. (belga)

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