Les candidats qui échouent au premier test "sont contents d'avoir la chance" de s'inscrire à des cours de néerlandais, dit-on au cabinet du ministre flamand du Logement Marino Keulen.
Le ministre flamand du Logement Marino Keulen affirme qu'aucun candidat locataire ne s'est encore vu refuser un logement social sur base des critères linguistiques relatifs à l'apprentissage du néerlandais. Il y voit la première preuve du fait que l'opposition francophone contre le code du logement flamand (wooncode) est exagérée, écrit ce samedi le quotidien flamand De Morgen.
Depuis le début de l'année, la Flandre impose au candidat à l'obtention d'un logement social de prouver qu'il est disposé à apprendre le néerlandais. Jusqu'à la mi-février, 169 personnes n'ont pas réussi un premier test de néerlandais et elles se sont inscrites sans problème à des cours de néerlandais, selon M. Keulen. "Ils sont contents d'avoir cette chance", dit-on au cabinet du ministre. Le véritable test interviendra lorsqu'il faudra vérifier si ces personnes ont effectivement suivi les cours en question. A ce jour, personne n'a en tout cas refusé de suivre ces cours.
Les Francophones voient les dispositions relatives au wooncode d'un mauvais oeil. Même l'ONU a tapé sur les doigts de la Flandre récemment car elle s'inquiète au sujet d'une éventuelle discrimination entre candidats au logement social. (belga)


