"Le cas de Monique Olivier est bien plus grave"

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Par: rédaction
15/04/08 - 18h40
Pour la maman d'Elisabeth, le cas de Monique Olivier est "beaucoup plus grave" car elle est une mère.

Marie-Noëlle Bouzet s'est dite soulagée mardi soir d'avoir pu interpeller devant les assises Michel Fourniret et Monique Olivier, deux personnes qui, a-t-elle confié à quelques journalistes, la laissent indifférente et à qui elle a du mal à "donner une consistance".

Nombriliste égocentrique
"C'est très paradoxal. Ils me laissent indifférente. J'ai du mal à leur donner une consistance. Mais il fallait que je m'adresse à eux et leur fasse comprendre que ce qu'ils ont fait est inadmissible", a dit Mme Bourzet. "Lui, c'est un nombriliste égocentrique à qui on a pas tapé sur les doigts assez tôt. Il est grandiloquent", a dit Mme Bouzet. Pour la maman d'Elisabeth, le cas de Monique Olivier est "beaucoup plus grave" car elle est une mère. "Elle a utilisé son enfant, l'a maltraité. Elle a utilisé son enfant pour piéger un autre enfant", a expliqué Mme Bouzet.

"C'était important"
"Je suis soulagée que cela soit presque terminé, soulagée d'avoir réussi à faire une présentation, soulagée d'avoir pu m'exprimer relativement calmement" devant les assises, a dit Mme Bouzet. Elle estime qu'il était important de pouvoir interpeller les deux accusés. "Je ne sais pas l'effet que cela a eu sur lui ou sur elle. Mais, pour moi, c'était important", a dit Mme Bouzet. Elle n'est pas surprise de l'absence de réaction de Michel Fourniret. "C'est un manipulateur qui a manipulé. Ce qu'il dit n'a aucun intérêt", a ajouté Marie-Noëlle Bouzet, précisant qu'elle n'avait appris "absolument rien" lors des débats.

"L'interroger, c'est lui donner de l'importance et c'est ce qu'on ne veut pas", a renchéri son avocat, Me Jean-Maurice Arnould. Mme Bouzet reste critique envers les justices belge et française. Elle estime que la police belge aurait dû fermer les frontières après la disparition de sa fille, ce qui aurait peut-être permis d'arrêter ses ravisseurs. Mais elle est encore plus critique à l'égard de la France. Il pourrait y avoir des suites judiciaires contre l'Etat français après le procès d'assises, a expliqué Me Arnould.

Si Michel Fourniret n'avait pas été libéré conditionnellement en 1987 et s'il avait fait l'objet d'un suivi d'un juge d'application des peines, tous les meurtres et assassinats n'auraient pas eu lieu par la suite, a précisé l'avocat. Mme Bouzet ne compte pas revenir assister aux audiences de la cour d'assises avant la plaidoirie de son avocat. (afp)

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