Manifestation à l'ULB pour défendre la diversité des cours

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Par: rédaction
17/04/08 - 17h48

Une trentaine d'étudiants se sont rassemblés au pied de la bibliothèque de l'Université Libre de Bruxelles (ULB) jeudi vers 12h30 pour dénoncer la politique des autorités qui chercheraient, selon eux, à réduire l'offre des cours proposés par l'université.

"Sous prétexte que l'ULB manque d'argent, le recteur veut diminuer l'offre de cours. Des 4.000 à 5.000 cours offerts actuellement, il n'en resterait que 2.500", ont dénoncé les étudiants. Le cortège a déambulé sur le campus pendant une bonne heure. Une oraison funèbre a notamment été prononcée devant le rectorat de l'ULB afin "d'honorer la mémoire de la langue Sanskrit" à la suite de l'annonce de la Faculté de philosophie de réduire de 108 heures par an à 12 les cours consacrés au sanskrit et à la culture indienne.

"Terrassé par le démon de la rentabilité, le Sanskrit succomba dans l'indifférence générale, malgré sa contribution essentielle au savoir collectif", ont lu les manifestants. "Le choix de sensibiliser les étudiants à la suppression de la filière de la culture indienne était un prétexte. Il symbolise une volonté plus générale du recteur de supprimer des cours", a expliqué Aurélie Decoene,
présidente du cercle Comac-ULB , mouvement proche du PTB.

Les manifestants craignent que les départements qui ont le profil le moins rentable, dont ceux des sciences humaines, soient à l'avenir sous-financés et risquent à terme de disparaître des programmes. Du côté des autorités, on répond qu'il n'est pas question de supprimer la moitié du nombre de cours. Le recteur de l'ULB va dresser des tableaux de bord pour mesurer la charge réelle des enseignants qui se plaignent d'avoir actuellement une surcharge de travail. Il n'est donc pas exclu que le nombre de cours soient revus à la hausse, précisent les autorités.

Un plan d'orientation stratégique sera présenté lundi lors du prochain conseil d'administration. Au sujet des cours de Sanskrit, les autorités de l'ULB indiquent que des réaménagements ont été opérés à la suite du départ à la retraite d'une enseignante. "De plus, chaque année, des cours disparaissent et d'autres sont créés", précise-t-on. (belga)

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