Jacques Etienne, le député-bourgmestre cdH de Namur et président de la société de logements sociaux Le Foyer Namurois, souhaite réunir la Société wallonne de Logements (SWL) et toutes les sociétés de logements sociaux de l'agglomération namuroise, "afin de régler l'équation entre les exigences du prescrit légal et les problèmes quotidiens que l'on vit sur le terrain lorsque l'on crée une ghettoïsation".
Il espère s'entretenir vendredi avec le directeur général de la SWL, Alain Rosenoer. Le quotidien Le Soir révélait vendredi le contenu d'un audit réalisé en décembre dernier. Au "constat de carence généralisé", ce rapport ajoute la suspicion d'infractions aux lois contre le racisme, la xénophobie et la discrimination, soulignait le quotidien vespéral. Selon cet audit, "la responsable du département social ne propose pas les candidats hors CEE même lorsqu'ils sont prioritaires", appliquant une méthode choisie par le conseil d'administration.
"Je suis dans une colère froide, choqué que l'on m'accuse de racisme", a réagi Jacques Étienne, qui entend se défendre devant la presse, vendredi à 14h30 au Foyer Namurois (Rue des Brasseurs, 87). "Le pourcentage de locataires du Foyer Namurois non-CEE s'élève à plus de 30%. Il est donc particulièrement élevé. Notre méthode a pour vocation d'éviter la ghettoïsation".
L'audit épingle par ailleurs la pratique "illégale" du Foyer Namurois qui réclame aux candidats locataires des certificats de bonne vie et moeurs. "Nous n'avons jamais refusé une candidature en conséquence de cela", rétorque Jacques Étienne. "Si le candidat a commis un vol: à tout péché miséricorde! Mais s'il s'agit de faits de pédophilie, on évitera d'attribuer un logement à proximité d'une école communale ou d'une crèche", se justifie-t-il encore.
Enfin, l'audit remarque que les jetons de présence perçus par le bourgmestre s'élèvent à 250 euros, alors que la limite est fixée à 175 euros. "Là, ils font de l'anachronisme judiciaire", selon Jacques Étienne. "Ils ont jugé les montants perçus de 2004 à 2006 selon une loi datant de 2007". Alain Rosenoer a transmis le dossier au parquet de Namur. (belga)


