Après le plan pluriannuel pour les palais de Justice lancé sous la précédente législature, le gouvernement Leterme a adopté vendredi un plan pluriannuel pour les prisons.
A terme, en 2012, on devrait disposer de 2.522 places supplémentaires dont 126 réservés aux jeunes délinquants à Achêne et 290 réservés aux internés dans de nouveaux établissements spécialisés à Anvers et à Gand.
Masterplan 2008-2012
Le premier ministre Yves Leterme entouré des ministres de la Justice et des Finances Jo Vandeurzen et Didier Reynders ont présenté vendredi à l'issue du Conseil des ministres le "masterplan 2008-2012 pour une infrastructure carcérale plus humaine".
Le ministre Vandeurzen a rappelé la situation actuelle dans laquelle on compte une surpopulation de 17,2%. Il y avait en effet en février 9.778 détenus pour 8.422 places. De plus, beaucoup de prisons sont très anciennes puisqu'elles datent du 19eme siècle.
Travaux en 2008-2009
La plan adopté par le gouvernement prévoit tout d'abord une série de travaux permettant de récupérer 266 cellules dont 102 à la seule aile B de la prison de Saint-Gilles. Ces travaux devraient avoir lieu en 2008-2009.
Le plan prévoit également 396 places supplémentaires sur des sites existants. Les travaux pour y arriver s'étaleront de 2008 à 2012.
Le gouvernement a aussi repris dans le plan trois décisions du gouvernement Verhofstadt II à savoir la construction de deux centres pour internés - un à Anvers comptant 270 places et un autre à Gand comptant 120 places - et d'une nouvelle prison à Termonde pour 444 places.
Trois nouvelles prisons
D'ici 2012, le gouvernement prévoit également une nouvelle prison en Flandre, une autre en Wallonie et une troisième à Bruxelles, chacune comptant 300 places. La localisation de ces nouvelles prisons n'est pas encore décidée.
Pour financer la construction, le gouvernement va recourir au système de partenariat public-privé. A ce propos, Didier Reynders qui est responsable pour la Régie des bâtiments a insisté sur le fait que le recours au partenariat ne concernait que la construction et éventuellement l'entretien du bâtiment mais en aucun cas la sécurité ni le gardiennage.
Pas de politique pénale plus sévère
Quant à Jo Vandeurzen il a souligné que plus de cellules ne signifie pas une politique plus répressive. "Augmenter la capacité carcérale n'implique pas une politique pénale plus sévère. Il s'agit de nous donner la capacité de veiller à une exécution correcte des peines. Il y va de la crédibilité du système judiciaire", a-t-il dit. Il a aussi noté que cela ne signifie pas qu'on ne va pas continuer à développer les système alternatif comme les bracelets électronique. (belga)


