André Antoine, Ministre du Développement territorial, vient de refuser le permis unique sollicité par la S.A. Société générale immobilière de Belgique (L.S.G.I.B.) pour l'extension du centre commercial "Ville 2" à Charleroi, annonce-t-il dans un communiqué.
Le projet qui fait l'objet de ce refus visait à faire passer la superficie du centre commercial existant de 21.000 m2 à 33.000 m2 par l'adjonction de 6.000 m2 de surface commerciale nette. Une trentaine de nouvelles enseignes, dont deux moyennes surfaces, auraient dû s'ajouter aux commerces existants à Ville 2.
André Antoine rappelle que le fonctionnaire délégué "s'était montré
critique, d'une part, face aux charges de circulation supplémentaires dues à l'augmentation projetée de clientèle et, d'autre part, face à
l'intervention trop timide sur le plan architectural n'ambitionnant pas
une rénovation complète et adéquate de l'ensemble commercial".
A défaut de décision prise dans les délais impartis en première
instance par les fonctionnaires technique et délégué, André Antoine avait été saisi d'un recours de la Société Générale Immobilière de Belgique.
Pendant l'instruction du recours, le Collège communal de Charleroi
avait unanimement marqué sa désapprobation sur l'extension de Ville 2 "en l'absence de vision globale du développement commercial à Charleroi". Pour André Antoine, la redynamisation du c¢ur de ville de Charleroi doit passer par le développement d'une offre orientée vers les petits commerces en centre-ville et le rétablissement de conditions sociales et économiques de qualité.
"L'extension de Ville 2 risquait sérieusement d'entraver le renouvellement de l'attractivité du c¢ur de ville", estime le ministre régional. Il souligne encore qu'il avait commandé une étude
sur les implantations commerciales dans l'agglomération de Charleroi afin de disposer d'une vision globale du développement des projets commerciaux.
Les conclusions de l'étude sont attendues dans le courant de cette année. Pour André Antoine, les projets d'implantations commerciales sont, en effet, légion autour de Charleroi "tandis que les besoins en commerce ne sont de toute évidence pas extensibles à souhait et ce, d'autant plus dans une région caractérisée par des conditions socio-économiques dégradées".
- "La porte n'est pas fermée"


