Fourniret face à une seconde victime
Michel Fourniret doit se retrouver, lundi devant la cour d'assises des Ardennes, pour la deuxième fois, face à une de ses victimes, Joëlle Parfondry.
Le 19 janvier 1995, il avait agressée cette jeune femme alors âgée de 20 ans dans le salon de toilettage pour chiens qu'elle exploitait à Jambes (Namur). Il doit répondre de tentative de viol et de vol avec arme.
Dénoncé par OlivierMonique Olivier, qui est poursuivie devant la cour d'assises des Ardennes pour cinq des sept meurtres reprochés à son mari, ne doit pas répondre pour cette agression à caractère sexuel. C'est elle qui avait révélé aux enquêteurs, lors de ses premiers aveux en juin 2004, que Michel Fourniret était l'agresseur de Joëlle Parfondry.
Il s'était confié lors de son retour au domicile de cette agression, avait-elle précisé. Interrogé à son tour, Michel Fourniret avait reconnu les faits, minimisant toutefois dans un premier temps les violences exercées et réfutant, en 2006, toute tentative de viol.
Extrême violenceL'agression a été d'une extrême violence physique et psychique. Joëlle Parfondry n'est pas sortie de chez elle pendant deux ans et demi. Treize ans après les faits, elle vit toujours dans un état de terreur permanent.
Le 19 janvier 2005, un homme cagoulé et armé a pénétré dans son salon. Il l'a entravée avec une écharpe et a procédé à des attouchements sous la menace d'une arme de poing et d'un couteau. Il a voulu la violer mais il s'est ravisé face à la résistance de sa victime qui lui a fait croire qu'elle était enceinte.
L'agresseur lui a indiqué qu'il allait la bâillonner et l'emmener en voiture. Joëlle Parfondry s'est débattue. Il lui a empoigné la nuque, lui a frappé la tête sur le rebord d'une douche et lui a apposé un pistolet sur la tempe. Joëlle Parfondry a simulé des douleurs au ventre. L'agresseur a pointé un couteau en direction de l'abdomen de sa victime.
Avant de quitter les lieux, l'agresseur s'est emparé du portefeuille de sa victime et a dérobé ses cartes bancaires. Il a tenté de les utiliser à Jambes et à Namur. Joëlle Parfondry a précisé aux enquêteurs qu'elle avait reçu dans l'année précédant les faits quatre ou cinq appels la menaçant de viol et d'agression.
Seconde confrontationMichel Fourniret avait été confronté le 31 mars à une première victime, Marie. Enlevée le 26 juin 2003 à Ciney, cette adolescente avait réussi à s'enfuir de la camionnette où elle était séquestrée, ce qui avait conduit à l'arrestation de Fourniret. Michel Fourniret était resté impassible face au témoignage clair et précis de Marie, aujourd'hui âgée de 17 ans.
Tout au long de l'examen des six premiers dossiers par la cour d'assises des Ardennes, il est resté muet faute d'un huis clos qu'il réclame depuis le début du procès. Il a simplement reconnu une partie des faits dont il est accusé. (belga/7sur7)