Lundi matin, le conseil de Daniel Féret, le président du Front National (FN), a plaidé l'acquittement de son client ainsi que celui de sa compagne Audrey Rorive.
Daniel Féret et Audrey Rorive sont poursuivis pour faux et usage de faux. La justice leur reproche en effet d'avoir utilisé de fausses signatures, dont celles de personnes décédées, dans le cadre des dernières élections européennes. Ce que les prévenus contestent cependant.
Selon la défense, il arrive fréquemment que les gens écrivent n'importe quoi (fausse adresse, fausse date de naissance...) en remplissant les listes pour se débarrasser des démarcheurs, sans penser aux conséquences de leurs actes. "D'autres n'hésitent pas non plus à signer puis à affirmer ne jamais l'avoir fait par peur ou par honte d'être reconnus publiquement comme sympathisant du Front National", a encore ajouté l'avocat avant de préciser que ces faux ne peuvent dès lors être imputés à ses clients.
Toutefois, aux yeux du ministère public, ce procédé n'est pas nouveau dans le chef du FN. Il aurait déjà été constaté en 1995. "Les prévenus se moquent des règles et des personnes. Ils font preuve d'un total mépris vis-à-vis de la loi et des victimes", a ensuite souligné le parquet.
Et le substitut du procureur du Roi de requérir ensuite une peine de 18 mois d'emprisonnement à l'encontre de Daniel Féret qui n'a d'ailleurs plus droit au sursis, et une peine d'un an d'emprisonnement pour Audrey Rorive. Pour cette dernière, le ministère public ne s'est pas opposé à une éventuelle mesure de sursis. Le jugement interviendra le 2 mai. (belga)


