Le parquet de Bruxelles a justifié mardi sa décision de remettre en liberté vendredi dernier trois jeunes, interpellés jeudi à Anderlecht suite à des tirs avec une carabine à plomb, par le fait que seule la qualification de rébellion a été retenue à l'encontre des trois jeunes.
En cas de rébellion, les auteurs risquent une peine d'emprisonnement maximale de six mois et on ne peut dès lors requérir un mandat d'arrêt, a indiqué mardi Jos Colpin, le porte-parole du parquet de Bruxelles suite aux déclarations du député Renaat Landuyt (sp.a) qui s'est indigné de la remise en liberté des trois jeunes Anderlechtois. Le parquet rappelle que la détention préventive doit de plus rester l'exception.
Des plombs avaient été tirés par une arme à air comprimé sur deux véhicules de police qui circulaient jeudi soir peu après 18H45 sur la chaussée de Mons à Anderlecht. Des policiers avaient été encerclés puis bousculés par un groupe d'une dizaine de jeunes. Trois jeunes âgés entre 19 et 21 ans avaient été interpellés par la police.
Le parquet de Bruxelles a rappelé mardi que les trois jeunes interpellés ne sont pas suspectés d'être les auteurs des tirs. Ils n'ont exhibé aucune arme ou objet pouvant ressembler à une arme, a dit le porte-parole du parquet. La carabine à plombs n'a pas été retrouvée. Les plombs ont été tirés d'une fenêtre d'une habitation.
L'un des jeunes, Nabil, a expliqué lors de son audition qu'il ne faisait qu'accompagner les autres membres du groupe et qu'il avait aperçu Jawad en présence de policiers. Celui-ci a expliqué qu'il se rendait à un night-shop pour le compte de sa mère quand il a entendu des tirs. Quand il est sorti, la police lui a demandé de partir et il n'a pas obtempéré, a-t-il ajouté.
Le troisième jeune, Ismaïl, qui a été interpellé dans le commissariat, a dit qu'il voulait expliquer aux policiers que les deux autres étaient innocents. Il a reconnu qu'il n'aurait pas dû intervenir. Ces versions des faits ne sont pas contredites par les procès-verbaux, a indiqué le parquet de Bruxelles.
L'un des trois jeunes, Jawad, était porteur lors de son interpellation d'une bonbonne à gaz lacrymogène. La rébellion en bande armée n'a pas été retenue car l'arme n'a été trouvée que lors de la fouille du suspect au commissariat et n'a donc pas été exhibée lors de la rébellion, a expliqué le parquet de Bruxelles. Le fait que la rébellion soit menée en bande n'est pas une circonstance aggravante selon le parquet de Bruxelles. La qualification d'association de malfaiteurs n'a pas été retenue car rien n'indique selon toujours le parquet que la rébellion a été organisée. Aucun des trois jeunes interpellés n'a de casier judiciaire. (belga)
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