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Les partis francophones veulent négocier BHV

"Nous sommes dans une position de vigilance positive" a dit la présidente du cdH, Joëlle Milquet, qui a toutefois estimé qu'en cas de passage au forceps de la proposition de loi flamande, on ne parlerait plus d'une crise politique mais d'une crise d'Etat.
Pour le président du PS Elio Di Rupo, c'est au parlement que les partis démocratiques francophones et flamands devront se mettre d'accord sur une solution.
Les présidents de partis francophones veulent s'en tenir pour le moment à l'engagement politique de passer par la voie de la négociation dans la problématique de la scission de l'arrondissement électoral et judiciaire de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

Au stade actuel, alors que la première s'est achevée, il n'est pas question d'intenter une deuxième procédure en conflit d'intérêt contre la proposition de loi flamande de scission de l'arrondissement, ont-ils fait savoir à la sortie de la réunion organisée par le Vice-Premier ministre Didier Reynders.

Officiellement, la réunion qui a duré environ une heure trente se voulait discrète, mais le secret sur le lieu (le cabinet des Finances), et l'heure (15h30) n'a pas été gardé avec beaucoup de conviction dans l'entourage de tous les participants, si bien que chaque chef de file a spontanément répondu aux questions des journalistes, en quittant le 12 rue de la Loi.

Les présidents de partis francophones ont notamment rappelé que la recherche d'une solution négociée d'ici mi-juillet faisait partie de l'accord sur le premier paquet de réformes institutionnelles. Nous voulons rester positifs et nous y tenir, mais notre "vigilance" demeure, ont-ils assuré, soulignant qu'ils étaient prêts à se réunir à tout moment, notamment si la proposition de loi flamande était inscrite à l'agenda de la séance plénière du parlement.

Pour le président du PS Elio Di Rupo, c'est au parlement que les partis démocratiques francophones et flamands devront se mettre d'accord sur une solution. "Mais pour ce qui nous concerne, nous sommes très vigilants et très fermes", a-t-il commenté.

"Nous sommes dans une position de vigilance positive" a quant à elle dit la présidente du cdH, Joëlle Milquet, qui a toutefois estimé qu'en cas de passage au forceps de la proposition de loi flamande, on ne parlerait plus d'une crise politique mais d'une crise d'Etat.

Pour les secrétaires fédéraux d'Ecolo Jean-Michel Javaux et Isabelle Durant, "la vigilance positive, c'est de voir qu'il n'y ait pas d'inscription de la proposition de loi flamande en séance plénière".

Pour eux, la balle est à présent dans le camp du Premier ministre, Yves Leterme, qui doit prendre l'initiative. "La procédure en conflit d'intérêt se termine; il faut une solution négociée comme c'est prévu dans l'accord sur le premier paquet de réformes institutionnelles. Il appartient à Yves Leterme de faire des propositions et en tout cas de mettre une procédure de négociation en place", a conclu le président du MR Didier Reynders.

On a appris par ailleurs que les autres sujets communautairement sensibles du moment (l'inspection pédagogique dans les écoles francophones des communes à facilités et la nomination des bourgmestres) n'avaient été qu'effleurés, mais uniquement pour une question de degré d'urgence plus relatif.

Les présidents de partis pourront être amenés à se revoir dans les semaines qui viennent, mais aucun agenda de réunions n'a été fixé au cours de la rencontre de jeudi. (belga/7sur7)
24/04/08 19h46
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