Gaby Frauenkron-Schröder a fait savoir lors du Conseil communal de Saint-Vith de jeudi soir, qu'elle démissionnait de son poste d'échevine des Finances. Le Parquet a ouvert une enquête concernant son implication dans l'aménagement, pour partie, sans permis d'urbanisme , d'une ferme en appartements. Les travaux ont été réalisés par le mari de l'échevine.
L'affaire a éclaté en octobre 2007. Certaines personnes sont venues s'inscrire au bureau de la population de Saint-Vith pour occuper des appartements inexistants car ils avaient été construits sans permis d'urbanisme. Tony Frauenkron, époux de l'échevine, a introduit un permis d'urbanisme pour transformer une grande ferme en appartements. Ce permis avait été accordé pour neuf appartements et non quatorze comme c'est finalement le cas.
Tony Frauenkron et son épouse ont été convoqués par le bourgmestre Christian Krings et la Secrétaire communale afin de fournir des explications. Une procédure en régularisation a été introduite le 14 février dernier. "Lors des réunions du Collège communal qui traitaient du sujet, Madame Frauenkron-Schröder n'a jamais été présente", souligne le bourgmestre en place depuis 2001.
Le dossier a rebondi en milieu de semaine avec l'ouverture de deux dossiers par le Parquet d'Eupen. "Ils sont au stade de l'information", précise le procureur du Roi Rolf Lennertz. Il y a d'une part les infractions reprochées à Tony Frauenkron concernant l'urbanisme. D'autre part, un dossier a été ouvert à l'encontre de son épouse "afin de savoir quelle est son implication réelle dans le dossier", explique encore le procureur du roi.
En tant que membre du Collège, elle aurait dû avertir ses collègues de la majorité que son mari construisait cinq appartements sans permis. Une information qui aurait aboutit à l'arrêt des travaux. Sous pression, Gaby Frauenkron-Schröder a fait savoir jeudi soir, par le biais d'une lettre lue lors du Conseil communal, qu'elle démissionnait de son poste d'échevine des Finances, fonction désormais vacante. Contactée par l'Agence BELGA, elle n'a voulu faire aucun commentaire "tant que la justice n'a pas terminé ses investigations." A Saint-Vith, depuis 2001, ce sont 30 dossiers de ce type qui ont été réglés par la voie d'une procédure de régularisation. (belga)
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