Ixelles bannit les ultrasons anti-ados

Le conseil communal d'Ixelles a voté jeudi soir à l'unanimité une motion anti-Mosquito, cet appareil qui émet des ondes à haute fréquence, désagréables et susceptibles d'éloigner les groupements de jeunes, écrivent samedi les quotidiens
Le Soir et
La Capitale.
Présenté par l'échevin de la Jeunesse Béa Diallo (PS), le texte demande que "des mesures adéquates soient prises pour interdire l'installation de ces appareils sur le territoire de la commune". Il demande également "aux gouvernements fédéral, régionaux et communautaires d'interdire la commercialisation de ce produit et au gouvernement fédéral de saisir la Commission européenne à ce sujet".
Le Mosquito, un appareil électronique répulsif mis au point en Grande-Bretagne en 2005, vise à disperser les groupes d'adolescents qui auraient un comportement jugé anti-social par les utilisateurs du Mosquito. Les ultrasons semblent toutefois affecter tous les êtres humains de moins de 25 ans.
Selon une enquête, une dizaine de commandes belges ont été passées ces derniers mois auprès du fabricant britannique, après la révélation d'une installation pionnière à Aywaille, près de Liège. Selon Donald Van Der Laan, distributeur pour le Benelux de la société conceptrice Compound Security Systems, une demande d'information technique a été introduite par un ministère belge. Actuellement, plus de 5.000 appareils sont installés en Europe (Allemagne, Suisse, Pays-Bas, etc.), dont plus de 3.500 sur le seul sol britannique.
Les demandes émanent du privé, mais plus encore d'autorités publiques. A ce jour, plus de 10.000 personnes (Belgique, Canada, France ...) ont signé la pétition "Les jeunes ne sont ni des parasites, ni des nuisibles", lancée via la Communauté française par l'Asbl Les territoires de la mémoire. (belga)