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De Gucht et Michel sont arrivés au Burundi

Les ministres belges des Affaires étrangères et de la Coopération au développement, Karel De Gucht et Charles Michel, sont arrivés samedi après-midi à Bujumbura, la capitale du Burundi, où le calme est revenu après une violente offensive des rebelles la semaine dernière.

MM. De Gucht et Michel sont arrivés vers 16h00 locales (même HB) au Burundi, seconde étape d'une tournée d'une semaine en Afrique centrale, en provenance de la ville d'Uvira, sur la rive congolaise du lac Tanganyika.

Le chef de la diplomatie a immédiatement rencontré le premier vice-président burundais, le Dr Yves Sahinguvu, et son homologue, Antoinette Batamubwira. Dimanche, ils rencontreront le président Pierre Nkurunziza, avant de regagner la Belgique.

Cette visite intervient alors que la dernière rébellion burundaise, les Forces nationales de Libération (FNL), ont lancé le 17 avril une grande offensive sur Bujumbura et dans quatre provinces de l'ouest du pays, qui a déjà fait au moins 38 morts, selon des sources militaires. Ce bilan est très largement sous-estimé, selon des sources concordantes. Le calme est toutefois revenu après une offensive de l'armée, qui a repoussé les hommes du FNL - dont certains pourraient avoir trouvé refuge en RDC voisine, selon une source onusienne.

M. Nkurunziza a appelé vendredi la communauté internationale, et surtout les pays de la région, à prendre des mesures contre ces rebelles hutus. Dans un message à la nation en kirundi (langue nationale), M. Nkurunziza a lancé cet appel après avoir dressé un long réquisitoire contre les FNL, accusés de violation massive de l'accord de cessez-le-feu signé en septembre 2006, "dès le lendemain de sa signature".

La mise en application de cet accord piétine, les rebelles exigeant des négociations sur un accord de partage du pouvoir politique et militaire, ce que refusent catégoriquement les autorités qui estiment qu'il n'y a plus rien à négocier.

Le Burundi peine à sortir de quatorze ans de guerre civile entre les rebelles hutus et l'armée, longtemps dominée par la minorité tutsie, qui a fait plus de 300.000 morts depuis 1993. Une longue transition politique a débouché sur des élections libres qui ont culminé par la désignation en août 2005 du président Nkurunziza, un ancien chef rebelle.
26/04/08 18h42
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