-
 

Rudy Demotte dialogue avec les entrepreneurs de Hal-Vilvorde

Le ministre-président wallon, Rudy Demotte (PS), a rencontré lundi les entrepreneurs de Hal-Vilvorde, dans le cadre de son "tour de Flandre" des chambres de commerce flamandes.

"Je suis venu pour dialoguer avec les entrepreneurs flamands et je suis convaincu que les frontières peuvent et doivent être dépassées", a déclaré Rudy Demotte. "Il y a encore beaucoup de clichés sur la Wallonie, mais la région se redresse, va mieux et je suis là pour le confirmer". La visite du ministre-président wallon dans la zone d'Hal-Vilvorde aurait pu avoir une connotation symbolique dans le contexte des négociations sur la scission de BHV mais il n'aura été question, durant cette rencontre, que d'économie et de moyens pour améliorer la coopération entre nord et sud du pays. "Nous nous sommes réunis pour parler de solutions concrètes aux problèmes des gens", a souligné M. Demotte.

Le ministre-président wallon a notamment abordé le plan Marshall et ses bénéfices ainsi que le plan flamand similaire "Vlaanderen in Actie". Deux plans dont le but est le développement et l'amélioration économique mais dont la stratégie est différente dans les deux régions. Rudy Demotte a rappelé l'importance des investissements flamands en Wallonie qui ne se cantonnent plus seulement aux zones frontalières telles Mouscron mais irradient des zones plus lointaines comme le sud Luxembourg, par exemple. Rudy Demotte a rappelé son attachement au plan Marshall en tant qu'instrument de dynamisme économique. "La mobilisation de l'économie en Wallonie est bonne pour le pays et son unité", a-t-il souligné.

Le ministre-président wallon a rappelé certains atouts économiques de la Wallonie par rapport à la Flandre, comme la suppression de toute une série de taxes locales, la disponibilité des terrains à prix moins élevés et la main-d'oeuvre disponible à proximité. En terme de mobilité, le ministre président-wallon a de nouveau insisté sur la nécessité de relancer les connexions entre les régions du pays, qui permettent à la fois aux chômeurs d'aller travailler dans une autre région et aux entreprises de diversifier leurs investissements.

La région d'Hal-Vilvorde, proche de Bruxelles et de la Wallonie, dispose de nombreux emplois vacants et, d'après le directeur de la chambre de commerce locale, les francophones sont les "bienvenus".
"Beaucoup de francophones - Bruxellois ou Wallons - travaillent dans la région et notamment autour du pôle de l'aéroport", a expliqué Paul Hegge, directeur de la chambre de commerce. "On n'a pas abordé la question des 'quotas de francophones' que certains réclament par peur de francisation des entreprises. Cette question est fausse car beaucoup d'entreprises font des efforts pour attirer des francophones".

"Toutefois, le problème de la langue peut poser certaines problèmes et former des 'ghettos' francophones au sein des entreprises. Ce n'est pas un problème communautaire mais une question d'intégration au sein de l'entreprise. Un néerlandais de base (pour certaines fonctions) est nécessaire mais uniquement dans un souci de bonne intégration de tous", a conclu M. Hegge. Le ministre-président wallon terminera son "tour de Flandre", entamé en octobre, le 6 mai prochain par la visite de la chambre économique de Louvain. (belga/7sur7)
28/04/08 15h38
      mailIcon Envoyez cet article      printIcon Version imprimée

Votre avis nous intéresse!

Partagez votre opinion avec plus de 60.000 visiteurs

 

© De Persgroep Publishing. Tous les droits réservés. Lisez les conditions d'utilisation

Mediargus Metriweb