Les deux avocats malmenés déposeront plainte lundi
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mise à jour
Les deux avocats, Me Vincent Lurquin et Alexis Deswaef, qui ont déclaré avoir été malmenés mardi soir par des policiers alors qu'ils tentaient de rencontrer des sans-papiers interpellés dans le cadre d'une occupation organisée devant l'Office des étrangers, ont annoncé mercredi leur intention de déposer plainte lundi contre la police.
Le bourgmestre de Bruxelles a confirmé qu'il avait autorisé les deux avocats à rencontrer les personnes arrêtées pour apaiser les esprits. Les deux avocats ont eu un contact mercredi avec leur bâtonnier. Une plainte pourrait être déposée également au Comité P. Selon les deux avocats, les auteurs des coups sont identifiés et des images ont été enregistrées au moyen de caméras. Le bourgmestre s'est engagé à mener une enquête interne suite au dépôt d'une plainte de n'importe quel manifestant ou avocat qui estime avoir été malmené.
Le bourgmestre de Bruxelles a confirmé qu'il avait autorisé les deux avocats à rencontrer les personnes arrêtées pour apaiser les esprits. Les deux avocats ont eu un contact mercredi avec leur bâtonnier. Une plainte pourrait être déposée également au Comité P.
Selon les deux avocats, les auteurs des coups sont identifiés et des images ont été enregistrées au moyen de caméras. Le bourgmestre s'est engagé à mener une enquête interne suite au dépôt d'une plainte de n'importe quel manifestant ou avocat qui estime avoir été malmené.
Me Vincent Lurquin s'est rendu à deux reprises à l'hôpital mercredi pour subir des examens. Frappé à l'oreille, il aurait été victime d'une légère commotion cérébrale. Il a également un pied enflé et souffre de douleurs sur tout le corps. Me Alexis Deswaef a expliqué qu'il avait été plaqué contre un mur et insulté. Une source proche de la police a précisé que l'un des deux avocats avait adopté un comportement de militant et non d'homme de droit.
"Nous avons décidé de porter plainte car nous estimons de manière légitime qu'il n'est pas tolérable d'exercer notre métier dans de telles conditions. Ce genre de gros dérapage est inquiétant pour notre démocratie. Nous regrettons également qu'on ait profité d'arrêter administrativement des manifestants sans-papiers pour les placer en centre fermés. Le droit à la manifestation est garanti par la constitution", a déclaré Me Vincent Lurquin.
L'Union de défense des sans-papiers et des étudiants de l'ULB ont exprimé leur intention de s'inviter mercredi soir à la Fête du progrès à Bruxelles dans le but d'interpeller des mandataires socialistes. L'UDEP organisera à l'occasion du 1er mai sur la place Rouppe à Bruxelles un cercle du silence. L'Union de défense des sans-papiers exige la libération des sans-papiers actuellement enfermés aux centres de Merksplas et de Vottem.
Selon l'Office des étrangers, douze sans-papiers ont été conduits en centres fermés et trois autres ont reçu un ordre de quitter le territoire. "Les sans-papiers qui sont en centres fermés sont des personnes qui ne sont pas connues de l'Office des étrangers et qui n'entrent pas dans les critères actuels de régularisation. Aucun enfant ne figure parmi eux. Les personnes qui ne peuvent être éloignées ont reçu un ordre de quitter le territoire", a expliqué la porte-parole de l'Office des étrangers.
"Une des six personnes actuellement enfermée au centre de Merksplas, qui a introduit un recours devant le Conseil du contentieux des étrangers entre dans les critères de régularisation", affirme pour sa part Me Lurquin. (belga)