Il n'y a pas eu de violence, selon Dewael
La police locale de Bruxelles n'a pas agi violemment à l'égard des manifestants pour la cause des sans papiers, a indiqué jeudi au Sénat le ministre de l'Intérieur Patrick Dewael dans une réponse lue par sa collègue de l'Asile et des Migrations Annemie Turtelboom.
Mme Turtelboom a été interrogée par Isabelle Durant, co-présidente d'Ecolo, qui a qualifié de "très graves" les événements qui se sont déroulés mardi et mercredi à Bruxelles, et par le sénateur Marc Elsen (cdH) qui a indiqué que la manifestation témoignait de "la situation d'urgence" dans laquelle vivent les intéressés.
Deux avocats bruxellois ont indiqué avoir été molestés par la police à l'occasion de cette manifestation. Il y a eu une "certaine résistance" de la part d'une cinquantaine d'étudiants de l'ULB et de quelques avocats, a indiqué M. Dewael citant la police locale de Bruxelles. "La police n'a pas agi violemment", a-t-il précisé.
Le ministre de l'Intérieur a ajouté que lors des événements évoqués, 25 étrangers avaient été arrêtés dont 12 ont été transférés vers des centres fermés, n'entrant pas en considération pour une régularisation humanitaire. Trois étrangers se sont vus délivrer un ordre de quitter le territoire. Dix autres ont par ailleurs été libérés.
La ministre Turtelboom a confirmé que conformément à l'accord de gouvernement, un projet de circulaire était sur le point d'être finalisé reprenant les critères de longue procédure et d'ancrage durable. Actuellement, les services continuent d'appliquer les critères connus dans le cadre d'examens individuels, a-t-elle rappelé. (belga)