Pour la présidente du sp.a, Caroline Gennez, le gouvernement Leterme I n'agit pas face à la problématique du coût de la vie.
La présidente du sp.a Caroline Gennez s'en est prise avec virulence au gouvernement Leterme, mercredi soir, dans son discours du 1er mai prononcé à Hasselt.
"Le gouvernement le plus virtuel de ces cinquante dernières années. Ce gouvernement n'existe pas. Seul le premier ministre ne l'a pas encore compris", a indiqué Mme Gennez.
Coût de la vie
Les socialistes flamands reprochent à l'équipe Leterme I de ne rien faire face à la problématique de l'augmentation du coût de la vie. Le 1er mai du sp.a est particulier cette année, le parti se retrouvant dans l'opposition pour la première fois depuis longtemps. La présidente Caroline Gennez a choisi Hasselt pour y prononcer son discours, le chef-lieu du Limbourg, province dont elle est originaire, mais également la ville de l'un de ses prédécesseurs, le gouverneur Steve Stevaert.
Cette veille de premier mai a dès lors été l'occasion pour la jeune présidente de tenir un véritable discours d'opposition. "Ils ont promis beaucoup de choses. De la bonne gouvernance ('goed bestuur'). De la vigueur. Le gouvernement Leterme ferait la différence en cinq minutes. Une année hallucinante plus tard, c'est effectivement réussi (...) Nous ne voyons pas d'équipe, ils n'ont pas d'idées, pas de courage et pas de projet", a lancé Caroline Gennez.
Agenda social
Le sp.a est d'avis qu'un agenda social est plus que jamais nécessaire vu l'augmentation de la facture énergétique, des produits alimentaires, des assurances hospitalisation, soit au total 800 euros ou un mois de pension. "Et que fait le gouvernement? Rien", a dit Mme Gennez.
Réforme
Pour la présidente du sp.a, la majorité a touché le fond cette semaine en décidant de supprimer la séance plénière de la Chambre. "Les partis conservateurs ne portent pas le droit de grève dans leur coeur mais ils n'ont pas de difficulté à ce que des parlementaires querelleurs puissent s'offrir un week-end prolongé", a indiqué Caroline Gennez. Celle-ci a souligné que son parti restait disponible à collaborer à une réforme de l'Etat "si cela peut débloquer la situation et si les citoyens y retrouvent leur compte".
Caroline Gennez a conclu en indiquant que son parti se battait pour les gens, non pas en leur promettant des "vette vissen" mais en proposant du concret pour qu'ils aient de vrais poissons, "ceux que les gens attendent dans leur assiette et que trop d'entre eux ne peuvent plus se payer dans les magasins". (belga)
- "Il n'y a pas de crise"


