10 % des logements wallons sont insalubres
Selon une enquête de la Région wallonne, 9,5% des logements wallons ne sont pas salubres, indiquent vendredi les journaux du groupe Sud Presse.
L'enquête portait sur 6.000 logements. La dernière de ce genre datait de 1994 et 1995. Un indice de salubrité a été établi et chaque logement a reçu une cotation globale selon les résultats pour chaque critère, comme l'état de la toiture, la ventilation, l'installation électrique, etc.
Insalubres mais...
A la lumière de ces critères, 62,2% des logements wallons sont considérés comme en bon ou très bon état (46,4% en 94-95). Plus d'un quart (28,3%) sont dans un état moyen et 9,5% sont classés mauvais ou très mauvais, ces derniers étant alors considérés comme "insalubres".
Selon l'administration wallonne du Logement, insalubrité ne veut pas dire inhabitabilité. Une prime à la réhabilitation existe, dont le but est de rénover les logements les plus problématiques. Sur les 16.662 demandes de primes à la réhabilitation introduites par des propriétaires, 16.148 ont été acceptées, pour un budget estimé à 29,2 millions d'euros.
Centres urbainsA l'initiative de l'occupant ou du bourgmestre de la commune, des inspecteurs de la Région wallonne peuvent venir inspecter un logement. Si celui-ci est déclaré inhabitable, le locataire pourra bénéficier d'une aide au déménagement et au loyer si celui-ci est plus élevé. Il deviendra en outre prioritaire sur les listes d'attente pour un logement social.
Les logements situés dans les centres urbains sont ceux qui présentent le plus de problèmes. Plus de 15% d'entre eux présentent des dangers liés au gaz ou à l'installation électrique et 8,4% nécessitent des travaux importants, voire un assainissement. Selon les résultats de l'enquête, les locataires et les personnes isolées bénéficient en général de logements de moins bonne qualité. (belga/7sur7)