Prolongation en vue pour les Casques bleus belges au Liban

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Par: rédaction
6/05/08 - 15h38
MISE À JOUR

La Belgique devrait prolonger au moins jusqu'à la fin de l'année la présence de son contingent de Casques bleus au Liban, dont le mandat expirait en principe le 15 juin prochain, a-t-on appris ce mardi de sources concordantes.

"Il y a un accord politique sur la prolongation du mandat du contingent belge de la FINUL (Force intérimaire des Nations Unies au Liban)", a-t-on indiqué de source diplomatique, sans exclure une réduction des effectifs -actuellement de l'ordre de quelque 360 hommes et femmes.

Le ministère de la Défense était au départ réticent à prolonger cette mission, entamée en octobre 2006 -pour une période initiale d'un an-, après le renforcement de la FINUL consécutif à plus d'un mois de guerre entre Israël et le parti chiite libanais du Hezbollah. Mais le ministre de la Défense, Pieter de Crem (CD&V), a désormais accepté le principe d'une prolongation jusqu'à la fin de cette année, selon son entourage.

Le ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht (Open VLD), a ainsi obtenu gain de cause, lui qui souhaitait que la Belgique reste engagée de manière substantielle au sein de la FINUL -et plus encore après la désignation par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, de l'ambassadeur de Belgique à l'ONU, Johan Verbeke, comme coordinateur spécial des Nations Unies au Liban.

Le gouvernement doit encore formellement approuver cette prolongation, une décision qui est attendue dans les prochaines semaines, selon les mêmes sources.

M. De Crem a ainsi assisté lundi, lors d'une visite à Bourg-Léopold (Limbourg), aux préparatifs du prochain bataillon belgo-luxembourgeois de la FINUL -baptisé BELUFIL-VI par les militaires- qui doit s'envoler pour le Liban en juin.

Le bataillon belge de la FINUL, basé à Tebnine, une petite ville du Sud-Liban située à une douzaine de kilomètres de la frontière israélienne, compte quelque 360 Casques bleus. Il a trois tâches principales: le déminage, le soutien médical, avec un hôpital de campagne doté d'une capacité chirurgicale, et la reconstruction. Il dispose aussi de quelque 90 fantassins chargés de la protection -une leçon de la mort de dix Casques bleus le 7 avril 1994 au Rwanda.

Le gouvernement Verhofstadt II avait décidé le 23 novembre, en affaires courantes, de prolonger de sa mission jusqu'au 15 juin.
La FINUL, créée en 1978 après l'invasion du Liban sud par les troupes israéliennes, a vu ses effectifs considérablement renforcés après le conflit qui a opposé, du 12 juillet au 14 août 2006, le Hezbollah à Israël, faisant 1.100 morts du côté libanais.

Selon des sources militaires, la Belgique pourrait aussi engager la frégate F930 "Leopold Ier", le nouveau fleuron de la Marine, à partir du mois d'octobre et pour deux mois au large du Liban, au sein de composante navale de la FINUL. Là aussi, le gouvernement dans son ensemble doit donner son feu vert. Lequel était déjà attendu le 11 avril dernier, selon M. De Crem, qui n'a toutefois jamais mis ce point à l'agenda du Conseil des ministres à ce jour.

La FINUL navale est chargée de veiller le long des côtes libanaises, en coopération avec les forces libanaises, à ce qu'aucune livraison d'armes ne parvienne par mer au Hezbollah chiite, soutenu par la Syrie et l'Iran.

Il s'agirait de la première mission opérationnelle du "Léopold 1er", une frégate rachetée d'occasion aux Pays-Bas, après une longue mise en condition, dont une croisière de près de trois mois le long des côtes de l'Afrique orientale, de début septembre à fin novembre derniers. (belga)

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