-
 

Il n'y aura pas de vote BHV cette semaine

Il n'y aura pas de vote cette semaine à la Chambre sur la proposition de loi BHV. Les partis francophones useront des moyens en leur possession pour qu'il en soit ainsi si une perspective de vote devait se présenter.

Le premier ministre Yves Leterme a présidé mercredi le traditionnel cabinet restreint. Officiellement, il n'y a pas été question de BHV. "Le gouvernement a confirmé qu'il demanderait l'inscription à l'ordre du jour de la séance de la Chambre, jeudi, l'examen de la loi-programme et de la loi portant dispositions diverses. Il s'agit d'abord de régler les problèmes de fond, socio-économiques, qui intéressent les gens".

"Par ailleurs, aura lieu comme prévu une négociation institutionnelle. Il y a une position commune là-dessus au gouvernement. Il faut voir si le cartel CD&V/N-VA pourra y souscrire", a indiqué en substance le vice-premier ministre Didier Reynders, président du MR.

Question de confiance
Le premier ministre continuera à avoir des contacts. Il n'a fait aucun commentaire en quittant le 16 pour sa résidence de fonction où il devait avoir un entretien officiel. Ses partenaires l'invitent à faire des propositions. "Il doit avoir la confiance des groupes, du sien également. C'est là que le problème se pose", a indiqué la vice-première ministre Laurette Onkelinx (PS).

"S'il n'a pas la confiance de ses troupes, on ne pourra pas travailler sur les grandes réformes économiques et sociales. Il sera fragilisé par son propre parti", a-t-elle précisé.

Pas encore de crise
La vice-première ministre Joëlle Milquet, présidente du cdH, a indiqué ne pas vouloir s'inscrire actuellement dans un scénario de crise. "A ce stade, on pensait qu'il n'y avait pas de conflit, qu'il y avait un premier paquet de réformes négocié", a-t-elle dit. Mais, "si on veut déclencher une crise, on ne restera pas les bras ballants", a-t-elle précisé. Si un vote devait intervenir sur l'inscription de la proposition à l'ordre du jour, Mme Milquet estime "normal que les francophones utilisent les moyens pour éviter un vote sur le contenu".

Quant au vice-premier ministre Patrick Dewael (Open Vld), il continue à demander au premier ministre qu'il prenne ses responsabilités. "Soit on vote, soit le premier ministre présente une piste alternative", a-t-il indiqué. "C'est à lui de prendre une initiative, moi je préfère une solution concertée", a-t-il dit. Le vice-premier ministre CD&V Jo Vandeurzen a, pour sa part, préféré éviter la presse. (belga/7sur7)
07/05/08 12h09
      mailIcon Envoyez cet article      printIcon Version imprimée

Votre avis nous intéresse!

Partagez votre opinion avec plus de 60.000 visiteurs

 

© De Persgroep Publishing. Tous les droits réservés. Lisez les conditions d'utilisation

Mediargus Metriweb