Seule une négociation globale débouchant sur des concessions mutuelles et équilibrées permettra d'arrêter la montée des acrimonies et reproches mutuels. Il faut gérer au mieux la prise de distances dont on peut encore espérer qu'elle ne soit pas synonyme de rupture, a déclaré jeudi midi le ministre-président bruxellois Charles Picqué.
Charles Picqué s'est exprimé ainsi devant un parterre de personnalités assistant à la séance académique de la Fête de l'Iris, la fleur symbole de la Région bruxelloise et, pour la première fois en présence du Premier ministre Yves Leterme et du ministre président-flamand Kris Peeters, alors que leurs prédécesseurs n'avaient jamais répondu présents à l'invitation bruxelloise depuis la naissance de la Région-capitale.
Le ministre-président wallon Rudy Demotte et d'autres éminences fédérales et des différentes entités fédérées du pays étaient également de la partie. Charles Picqué a souligné que s'il n'était plus possible de faire taire les aspirations de réforme, il fallait les aborder sans tabou et sans plus attendre "pour éviter une nouvelle succession de négociations déjà prévisibles", et une réaction populaire confrontée aux difficultés sociales croissantes qui serait, elle, beaucoup moins prévisible. (belga)
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