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La Défense rassurante sur la situation des Casques bleus belges au Liban

Le ministère de la Défense s'est voulu rassurant vendredi sur la situation des Casques bleus belges opérant au sud Liban, rappelant que les troubles ne touchent que la capitale libanaise et la plaine de la Bekaa, et non la région de Tebnine, où est stationné le contingent belge de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).

"Le ministère de la Défense tient à rassurer les familles des militaires qui opèrent pour le compte de la FINUL au sud Liban. Les troubles relayés par la presse ne touchent que la capitale libanaise et la plaine de la Bekaa. La région de Tebnine est calme et les missions du détachement belge se poursuivent normalement et comme planifié", a-t-il indiqué dans un communiqué adressé à l'agence de presse Belga.

La Belgique fournit un contingent de quelque 360 Casques bleus à la FINUL (13.000 hommes au total). Ce bataillon est basé à Tebnine, une petite ville du Sud-Liban située à une douzaine de kilomètres de la frontière israélienne. Leur mandat expire en principe le 15 juin prochain, mais il existe un accord politique sur la prolongation de la mission, qui doit encore être formalisé par le Conseil des ministres, selon des sources gouvernementales.

A Beyrouth, à une centaine de kilomètres plus au nord, les partisans armés de l'opposition libanaise, menée par le puissant mouvement chiite Hezbollah et soutenue par Damas et Téhéran, ont pris vendredi le contrôle de plusieurs quartiers considérés comme des bastions de la formation sunnite pro-gouvernementale de Saad Hariri dans l'ouest de Beyrouth. Les combats entre les partisans du gouvernement issu de la majorité et ceux de l'opposition ont cessé en début d'après-midi, selon un responsable de la sécurité. Jeudi, au moins onze personnes ont été tuées dans ces affrontements à Beyrouth, selon un responsable de la sécurité.

Malgré la fermeture -théorique- de l'aéroport de Beyrouth, la patronne de la composante médicale de l'armée, le général de brigade Danielle Levillez, a pu quitter le Liban jeudi en fin de matinée à bord d'un avion Embraer militaire, a indiqué vendredi un porte-parole militaire. Un second vol était prévu vendredi, avec à son bord un certain nombre de militaires en fin de mission, a-t-il ajouté.

Le Liban est plongé depuis novembre 2006 dans une grave crise politique qui a empêché l'élection d'un président de la République, poste vacant depuis novembre 2007. (belga/7sur7)
09/05/08 16h15
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