Bruxelles aidera à financer les maisons de repos

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Par: rédaction
13/05/08 - 15h58

La Commission Communautaire Commune (CCC) aidera durant 20 ans les maisons de repos publiques et privées non commerciales de la capitale à financer le coût des travaux de remise à niveau de leurs bâtiments, ont affirmé mardi les ministres bruxellois Evelyne Huytebroeck et Pascal Smet.

Un arrêté royal adopté en 2004 a fixé une série de nouvelles normes de confort et de sécurité à respecter pour l'hébergement des personnes âgées. Les maisons de repos devront les respecter à partir de 2010, et peut-être un peu plus tard si le gouvernement fédéral accepte de postposer cette échéance.

Selon une conseillère de la ministre Huytebroeck, celui-ci serait prêt à reporter cette échéance à 2015, mais sous certaines conditions telles que le dépôt d'un plan de mise aux normes des bâtiments. Pour de nombreuses maisons de repos, ces travaux nécessitent de lourds investissements. A Bruxelles, ont dit les deux ministres, la CCC n'est budgétairement pas en mesure de financer elle-même, dans un délai très court, les 110 millions d'euros que l'on estime nécessaires pour faire les travaux dans les maisons de repos publiques et privées non commerciales de sa compétence.

Mais il y a un consensus pour mettre en place un système de financement alternatif. Chaque année, le budget de la CCC réservera 6 millions d'euros pour aider les maisons de repos à rembourser les emprunts qu'elles auront contractés auprès des banques. Moyennant des modalités techniques encore à affiner, la CCC subventionnera 60% du remboursement que la maison de repos devra verser à la banque durant 20 ans.

A Bruxelles, 160.000 personnes, dont 100.000 femmes, ont plus de 65 ans. L'allongement de l'espérance de vie, l'évolution de la sociologie et la diversification des attentes liées au vieillissement ont imposé une adaptation d'une législation remontant au début des années 90.
Le parlement bruxellois a adopté en mars dernier une ordonnance qui fixe un nouveau cadre général à respecter dans les maisons de repos et lieux d'hébergement pour les personnes âgées.

Le texte proposé par les ministres Huytebroeck et Smet fixe ainsi une série de normes pour des formules plus récentes d'accueil, comme l'hébergement de courte durée en maison de repos (maximum 3 mois) ou les centres d'accueil de jour et de nuit, mais pas pour les formules les plus récentes d'habitat groupé et de maisons communautaires. Le texte entend également permettre aux maisons de repos de petite taille (moins de 40 lits) d'envisager la fusion.

Pour améliorer la qualité du service en maison de repos, l'ordonnance veut favoriser au maximum l'autonomie physique, psychique et sociale de la personne en lui garantissant notamment le droit de disposer le plus possible de son lieu de séjour et d'y recevoir les visiteurs qu'elle aura choisis. Evelyne Huytebroeck et Pascal Smet souhaitent par ailleurs relancer les conseils de résidants, obligatoires dans toutes les maisons de repos, mais souvent tombés en léthargie.

Spécificité bruxelloise: le Centre pour l'Egalité des Chances et de Lutte contre le Racisme (CECLR) organisera des journées de formation pour sensibiliser le personnel des maisons de repos à la diversité culturelle de la population. (belga)

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