Michel Fourniret a aussi agressé pour de l'argent

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Par: rédaction
13/05/08 - 21h28

Michel Fourniret, jugé pour sept meurtres de jeunes filles, avait cru tuer un représentant de commerce sur une aire d'autoroute française peu après son premier meurtre de jeune fille, a-t-il confirmé mardi devant la cour d'assises des Ardennes.

"C'est une agression de pure crapulerie", a dit Michel Fourniret de cette agression commise le 20 janvier 1988, un mois après le meurtre d'Isabelle Laville et quatre mois après sa libération de Fleury-Mérogis. Interrogé sur cette "frénésie" criminelle, Michel Fourniret a dit que "ce sont des actes criminels d'un prédateur ou d'un type qui n'a pas le sens des réalités".

La victime, Sidney Cissou, a expliqué qu'un homme lui avait réclamé, sous la menace d'une arme, sa veste dans laquelle il devait mettre les clés de sa voiture et son portefeuille. "Je sentais qu'il voulait me tuer. Je lui ai jeté la veste au visage", a expliqué M. Cissou. Son agresseur a alors tiré, l'atteignant à la cuisse. M. Cissou s'est traîné péniblement et s'est allongé sur la bande d'arrêt d'urgence où il a été secouru par des routiers.

"J'ai été pris de court par la réaction de M. Cissou de telle façon que j'ai pressé la détente. Je croyais l'avoir atteint de manière mortelle, ce qui n'était pas le cas", a confirmé, sans émotion, Michel Fourniret. Il a expliqué qu'il est alors "parti à toute allure à cause du bruit". Monique Olivier a reconnu qu'elle était dans la voiture, à distance respectable et qu'elle a "entendu un bruit très fort" et, qu'à son retour, Michel Fourniret lui a dit qu'il n'avait "trouvé qu'un peu de monnaie". Ces faits sont aujourd'hui prescrits, ce que ne comprend pas M. Cissou, qui aurait voulu se constituer partie civile.

Michel Fourniret a également agressé, en France en 1989, une femme dans sa voiture, pointant son arme pour lui réclamer de l'argent. Cette femme a réussi à s'enfuir. "Je suis là. Je suis toujours en vie. D'autres n'ont pas eu cette chance", a-t-elle expliqué à la cour avant que Fourniret ne confirme ces faits pour lesquels il a déjà été jugé et condamné. "Peut-être y en a-t-il deux ou trois autres", a répondu Michel Fourniret au président de la cour d'assises qui lui demandait s'il avait commis d'autres agressions du même type. (belga)

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