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Les propriétaires ne renoncent pas à la "grève des kots"

La "grève des kots", annoncée par certains propriétaires namurois, se poursuit. L'Association des propriétaires de kots namurois (APKN) se dit "pas satisfaite du tout" par le règlement "prévention incendie" approuvé par le collège communal, malgré les dernières modifications annoncées mercredi matin par le bourgmestre Jacques Etienne (CDH) et les échevins du logement Maxime Prévot (CDH) et des affaires économiques Anne Barzin (MR).

L'APKN, qui représente 2.500 kots à Namur, prévoit, en guise de protestation, de ne pas louer ses kots pour la prochaine rentrée académique. Elle prévoit également un recours au Conseil d'Etat contre un règlement qu'elle estime "beaucoup trop coûteux" et "excessivement sécuritaire".

L'Assemblée générale des étudiants (AGE) des Facultés de Namur s'indigne de l'attitude de l'APKN. "Nous ne réagissons pas sur le fond, car nous sommes évidemment favorables à une amélioration de la sécurité dans les kots, mais sur la forme : cette grève est un chantage qui prend les étudiants en otage", observe Michaël Verbauwhede, membre et ex-président de l'AGE. "Nous préférerions que les parties choisissent la voie de la négociation".

Selon l'APKN, le loyer moyen, estimé à 250 euros par mois, "augmentera de 100 euros" en raison des travaux exigés par le règlement "prévention incendie" s'il est voté par le conseil communal. Elle estime le coût des travaux à 4.000 euros par logement. Il s'agit notamment de l'installation de nombreux éléments plus résistants aux flammes : murs, plafonds, planchers, escaliers.

Mais les grands travaux ne concernent que les bâtiments comportant plus de six kots (ou studios de moins de 28 m2) ou ceux comportant moins de six kots mais répartis sur plus de trois étages. Le règlement est moins exigeant pour les autres kots et studios. "Ce règlement pousse les propriétaires à choisir la clandestinité, dans laquelle se trouvent déjà 75% des kots et studios namurois", met en garde Thierry Materne, président de l'APKN. "La Ville, contrairement à ce qu'elle dit, n'a jamais négocié avec nous. Elle s'est toujours contentée de nous informer". (belga/7sur7)
14/05/08 16h01
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