Geneviève Lhermitte veut divorcer avant son procès

Geneviève Lhermitte, la mère qui a tué ses cinq enfants le 28 février 2007 à Nivelles, a comparu mardi devant la chambre du conseil de Nivelles, qui a constaté la clôture de l'instruction. Sauf surprise, la chambre du conseil rendra une ordonnance de prise de corps lundi prochain, le 19 mai, et demandera le renvoi de Geneviève Lhermitte vers la cour d'assises du Brabant wallon pour répondre de l'assassinat de ses enfants. Cette décision devra ensuite encore être confirmée par la chambre des mises en accusation de Bruxelles.
Les parties civiles, à savoir le père des cinq enfants, Bouchaïb Moqadem, le protecteur de ce dernier, le Dr Michel Schaar et/ou leurs
avocats ont pu assister à l'audience. "Un procès pourrait avoir lieu en
novembre 2008", a indiqué Me Daniel Spreutels, conseil de Geneviève Lhermitte. En marge de cette chambre du conseil, on a appris que Geneviève Lhermitte avait demandé à divorcer de Bouchaïb Moqadem.
Me Spreutels n'a pas souhaité faire davantage de commentaires à ce sujet et a confié "être tombé des nues" à la découverte des raisons avancées par la défense du Dr Schaar. D'après le conseil du Dr Schaar, Me Didier De Quévy, expliquant s'appuyer sur un "bruit" qui court, "Geneviève Lhermitte aurait demandé d'avoir des visites intimes en prison en vue d'avoir un enfant".
Les parties s'accordent néanmoins sur la nécessité d'un procès d'assises "Il est prématuré de faire des déclarations avant le procès. Mais un procès au plus vite sera le mieux. Mon client sera soulagé", a
précisé Me De Quévy. Geneviève Lhermitte avait expliqué aux enquêteurs n'avoir plus pu supporter l'omniprésence du Dr Schaar dans la vie de couple et de famille.
Protecteur de Bouchaïb Moqadem, soutien financier de la famille, parrain des cinq enfants Moqadem, Michel Schaar occupait également un étage de la maison familiale de l'avenue Général Jacques à Nivelles où Geneviève Lhermitte a tué ses cinq enfants au couteau le 28 février 2007.
La défense de Geneviève Lhermitte n'envisage également pas d'autre possibilité que le renvoi devant le jury populaire. "Nous n'avons jamais douté. Geneviève Lhermitte regrette amèrement son geste. Le procès d'assises sera l'occasion de pouvoir s'expliquer", a confié Me Spreutels. (belga/7sur7)