La nouvelle présidente du CD&V, Marianne Thyssen, élue jeudi sur un très large score, a souligné dans son premier discours vouloir "continuer à investir" dans le cartel avec la N-VA et dans une "forte réforme de l'Etat", tout en soutenant la solidarité interpersonnelle.
La députée européenne Marianne Thyssen, 51 ans, a été élue jeudi présidente des chrétiens-démocrates flamands (CD&V) sur un score de 96,6 pc, pour un mandat de trois ans. Réclamée par son parti, elle était la seule candidate à la succession de Jo Vandeurzen, devenu ministre de la Justice, après les intérims d'Etienne Schouppe et de Wouter Beke.
Marianne Thyssen a souligné l'importance du cartel formé avec les nationalistes de la N-VA. "Nous sommes allés ensemble aux élections, nous avons gagné ensemble et nous resterons un partenaire loyal. Nous attendons la même chose de la N-VA", a-t-elle dit. Concernant la réforme de l'Etat, elle a confirmé que le parti qu'elle préside désormais voulait une "forte réforme de l'Etat", mais non le séparatisme.
Elle souligne toutefois ne pas remettre en cause "la solidarité interpersonnelle et interrégionale", même si le parti souhaite transférer aux Régions davantage de matières socio-économiques, a-t-elle ajouté. "Seules les Régions peuvent offrir des solutions sur mesure", a-t-elle estimé, mettant l'accent sur les bénéfices que doivent engranger "les Régions qui fournissent des efforts et engrangent des résultats".
Evoquant le climat des relations politiques entre partis, Mme Thyssen a demandé d'en cesser avec certains jeux politiques. "Il faut en finir une bonne fois avec la culture des chuchotements, des méchancetés et du noircissement. En tant que présidente nouvellement élue, je refuse de jouer ce jeu", a-t-elle affirmé. (belga)


