Méfiance croissante envers le bracelet électronique
Les tribunaux d'application des peines (TAP) accordent de moins en moins souvent la surveillance électronique, car les condamnés bénéficiant d'un bracelet électronique sont moins bien contrôlés, affirme le magistrat Freddy Pieters, président du TAP de Bruxelles.
Le système belge de surveillance électronique fonctionnait bien jusqu'il y a un an et demi, mais après le transfert du contrôle des condamnés disposant d'un bracelet électronique aux maisons de justice, il a commencé à "dérailler", explique-t-il.
"Si un détenu avec bracelet rentre chez lui deux ou trois fois trop tard, cela ne suscitera peu ou pas de réaction", ajoute-t-il. "Les détenus le savent, et nous aussi. Les tribunaux d'application des peines font de moins en moins confiance dans le système de la surveillance électronique et l'accordent moins souvent."(belga/7sur7)