La grève des trains paralyse le pays

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Par: rédaction
20/05/08 - 07h17

La grève du rail paralyse la Belgique depuis hier/lundi soir 22 heures. Le mouvement, extrêmement bien suivi, affecte également les trains internationaux tels que le Thalys et l'Eurostar. La grève s'achèvera ce soir/mardi à 22H, mais la situation ne devrait revenir à la normale que mercredi matin.

En cause, le nouvel échec dans les négociations entre les trois administrateurs délégués du groupe SNCB et les organisations syndicales CSC-Transcom et CGSP-Cheminots.

En effet, les négociations qui se sont tenues vendredi après-midi au sujet du projet d'accord social pour le personnel de la SNCB se sont soldées par un nouvel échec. La grève de 24 heures sur le rail est donc inévitable.

Les responsables du groupe ferroviaire et les syndicats chrétien et socialiste avaient convenu de se remettre autour de la table vendredi à la suite du rejet par les affiliés du front commun syndical du projet d'accord social pour les quelque 38.000 travailleurs du groupe.

Durcissement
Une grève qui risque de se reproduire au vu des réactions des syndicalistes après la réunion. "Dès le lendemain de la grève, la direction a intérêt à venir avec de nouvelles propositions plus sérieuses, sinon il y aura d'autres actions de grève", a averti à l'issue de la réunion Gérard Gelmini, responsable de la CGSP-Cheminots.

"On peut déplorer que la direction n'ait pas ouvert de pistes nouvelles et significatives", a pour sa part réagi Dominique Dalne, du syndicat chrétien, tout en refusant pour sa part d'évoquer, pour l'heure, d'autres actions de grève. S'il regrette les conséquences négatives d'une grève, le front commun syndical estime qu'il n'y a plus d'autre solution après quatre mois de négociations au sujet d'une convention collective.

Pas d'avancée
Pour rappel, trois pierres d'achoppement subsistent au sujet du projet d'accord social. Il s'agit d'une part des mesures en matière de flexibilité et de disponibilité demandées par la SNCB à son personnel, et qui sont jugées exagérées par les syndicats, et d'autre part des contre-parties pécuniaires accordées aux travailleurs et que les affiliés estiment insuffisantes par rapport aux efforts de productivité entrepris et par rapport à la hausse du coût de la vie.

Enfin, les syndicats regrettent que rien ne figure dans le projet d'accord à propos des fins de carrière. Dans un communiqué, le groupe ferroviaire indique pour sa part que "la SNCB et Infrabel vont, dans l'attente de la grève et pendant celle-ci mettre tout en oeuvre pour informer au mieux la clientèle". La direction de la SNCB et les organisations syndicales devraient renouer le dialogue dès mercredi. (belga)

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