En condamnant mardi E.R., 73 ans, à 4 ans de prison avec un sursis pour la moitié de la peine, la cour d'appel de Bruxelles a réformé de fond en comble la décision du premier juge qui l'avait acquitté.
L'intéressé, qui a toujours nié toutes les accusations, a été reconnu coupable d'attentats à la pudeur commis avec violences pendant près de 8 ans, sur ses trois petits-enfants. Les victimes étaient âgées, chacune, de 4 ans au moment des premiers abus. Les faits reprochés à E.R. ont été dévoilés indirectement par la cousine des enfants, beaucoup plus âgée qu'eux.
Elle se présenta à la police, en 2003, pour manifester son inquiétude parce qu'elle venait d'apprendre que ses cousin et cousines, ainsi que leurs parents, venaient de s'installer au domicile de son grand-père. Le témoin a dit craindre que les viols et les attentats à la pudeur qu'elle a connus de la part du prévenu, pendant 5 ans, à partir de l'âge de 7 ans, se reproduisent avec ses cousins. Le frère de cette jeune femme confirma les dires de sa soeur et précisa qu'il avait également subi des viols de la part du même abuseur. Deux autres cousins, encore, témoignèrent dans le même sens, concernant leur propre vécu.
L'une des victimes du présent dossier accusa son grand-père. Sa soeur déclara qu'elle n'avait pas envie d'en parler parce qu'elle avait peur et qu'elle ne voulait en parler à personne. La troisième petite fille a dit que le prévenu "a fait des choses qu'il ne peut pas... je veux qu'il aille en prison". Par conséquent, la cour a estimé que le doute qui avait conduit le premier juge à acquitter le septuagénaire était exclu. Mais, en raison des bons antécédents judiciaires du prévenu - qui avait été légèrement condamné en 1973 pour un vol et un pour un recel - autorisaient l'octroi d'un sursis partiel. Il devra verser 28.500 euros aux victimes et s'acquitter de tous les frais de la procédure, soit 740 euros. (belga)
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