Environ 500 agents communaux et du CPAS de la ville de Liège ont manifesté, jeudi matin, dans les rues à la suite de leur assemblée générale, bloquant notamment entre 10 et 11h00, la Place Saint-Lambert. Un mouvement d'humeur qui fait suite à ce que les organisations syndicales CSC et CGSP en front commun appellent un "manque flagrant de dialogue social" de la part de l'autorité communale.
"Le 10 avril dernier, nous avions manifesté afin de rétablir avec l'autorité communale un dialogue qui était devenu inexistant depuis deux ou trois ans", a expliqué Christian Fagnoul, de la CSC services publics. "Il faut savoir que suite aux importantes difficultés financières de la Ville de Liège pendant les années 90, les travailleurs ont accepté de laisser de côté bon nombre de revendications légitimes.
Maintenant que la Ville va un peu mieux au niveau financier, nous estimions qu'il était temps de remettre certaines choses sur la table et de rattraper le retard pris pendant 10 ans. Le 10 avril, le collège communal nous a affirmé qu'il nous avait compris et allait nous entendre le vendredi 16 mai à 10 heures".
Mais ce jour-là, l'échevine (PS) Maggy Yerna qui devait présider la réunion est arrivée avec une heure de retard, et les syndicats, ulcérés, ne l'avaient pas attendue. "Elle s'est excusée ensuite par courrier", a enchaîné Gilbert Lieben de la CGSP. "Mais en attendant, nous n'avons évidemment rien pu annoncer de concret à nos affiliés lors de l'assemblée générale qui était prévue ce matin pour évoquer les résultats de la concertation ! Le bourgmestre voulait nous recevoir aujourd'hui, mais cette fois, c'est nous qui avons doit non et décidé de bloquer la place St-Lambert pendant une heure".
Une nouvelle réunion de concertation est programmée pour le 30 mai prochain. Les syndicats y demanderont l'application de la révision des barèmes pour les contractuels (les statutaires l'ont eue), le remplissage du cadre et des nominations. "Un petit 50% des 3.500 agents de la Ville sont des contractuels, ils sont à peine 100 dans le cas sur les 800 employés du CPAS", reprend M. Lieben.
"Le 30 mai, nous voulons entendre ce que le collège est prêt à mettre comme moyens sur la table, et un agenda efficace de réunion", souligne Christian Fagnoul. "Vous savez, dans ce que nous demandons, il y a des choses qui ne coûtent rien, ou très peu. Il est grand temps de rééquilibrer dix ans d'attente patiente du personnel communal". En cas d'insuccès de la réunion du 30 mai, les syndicats organiseront probablement durant la première semaine de juin un arrêt de travail. (belga)
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